Sécurité routière : à Cotonou, la Police intensifie les contrôles et rappelle les sanctions

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj,...
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La pression monte sur les axes routiers béninois. Depuis le dimanche 20 septembre 2026, la Police républicaine a intensifié les contrôles visant les usagers qui enfreignent les règles de circulation. À Cotonou, l’opération donne déjà lieu à de nombreuses interpellations et verbalisations.

Mardi 22 septembre, entre 11 heures et midi, une équipe de Bip Radio, qui a suivi l’opération dans la capitale économique, a constaté l’interpellation de plus d’une quarantaine de conducteurs de motos en l’espace d’une heure.

Casque absent ou mal attaché, surcharge, franchissement de feu rouge, circulation en sens interdit ou encore utilisation du téléphone au guidon : les agents ne laissent manifestement passer aucune de ces infractions.

Une heure de contrôle, plus de 40 motocyclistes interpellés

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À proximité de l’hôtel Sofitel, plusieurs motocyclistes ont été arrêtés par les forces de l’ordre au cours de l’opération.

Certains usagers, manifestement surpris par la présence des policiers, ont dû s’expliquer sur leur comportement au guidon. D’autres ont été conduits vers les unités compétentes pour la suite de la procédure.

Moussa, interpellé au niveau du boulevard de la Marina, raconte avoir été arrêté après avoir effectué une manœuvre alors que le feu était au rouge.

«« J’allais au carrefour Bio Guerra. Le feu était rouge, j’ai viré à ma droite pour prendre de l’essence, et ils m’ont dit que j’avais brûlé le feu. Je leur ai laissé la moto. Ils m’ont juste dit que les motos seraient envoyées au commissariat. »»

Son témoignage illustre l’un des points sur lesquels les contrôles sont particulièrement attentifs : le respect des feux tricolores.

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Feu rouge : une infraction qui expose à une sanction

Le non-respect des feux tricolores figure depuis plusieurs années parmi les infractions régulièrement constatées par la Police républicaine.

Lors d’une précédente opération, entre le 6 mai et le 4 juin 2025, la Police républicaine avait recensé 620 infractions liées au non-respect des feux tricolores, sur un total de 5 025 infractions enregistrées sur les axes routiers. Les excès de vitesse représentaient alors 2 481 cas.

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Le barème réglementaire prévoit une pénalité de 5 000 FCFA pour le non-respect des feux tricolores par un véhicule à quatre roues et de 2 500 FCFA pour un engin à deux roues.

Dans le cadre de l’opération actuellement menée, le CNSR a par ailleurs alerté sur la possibilité d’une immobilisation et d’un acheminement en fourrière dans certains cas. Cette mesure doit être appréciée en fonction de la procédure effectivement appliquée par les forces de sécurité et de la nature de l’infraction constatée.

Téléphone au guidon : 20 000 FCFA

L’usage du téléphone pendant la conduite constitue une autre infraction ciblée par les agents.

Au guidon d’une moto comme au volant d’une voiture, le conducteur qui manipule son téléphone compromet son attention et sa capacité à réagir rapidement face à un obstacle ou à un changement de circulation.

Le barème réglementaire fixe à 20 000 FCFA la pénalité pour la communication téléphonique au volant ou au guidon.

Sens interdit : 6 000 FCFA

Les conducteurs qui empruntent une voie en sens interdit sont également concernés par les contrôles.

Cette infraction, souvent commise pour gagner quelques minutes ou contourner un embouteillage, expose le contrevenant à une verbalisation. L’amende annoncée pour la circulation en sens interdit est de 6 000 FCFA, selon les éléments de tarification communiqués dans le cadre de l’opération.

Surcharge : des sanctions qui peuvent aller au-delà de l’amende

La surcharge fait également partie des comportements ciblés.

Le barème général prévoit une pénalité de 10 000 FCFA pour la surcharge.

Mais pour les véhicules de transport soumis aux règles spécifiques relatives aux charges et aux gabarits, les conséquences peuvent être plus importantes. La réglementation prévoit notamment le délestage du véhicule et des pénalités calculées en fonction de l’importance de la surcharge.

En février 2026, le gouvernement a d’ailleurs rappelé l’interdiction stricte des surcharges et de la circulation des camions hors gabarit. Les contrevenants peuvent être exposés à des amendes, à la mise en fourrière et, en cas de récidive, à des poursuites judiciaires.

Casque absent ou mal porté : 5 000 FCFA

Le défaut de port du casque reste l’une des infractions les plus surveillées chez les conducteurs et passagers de deux-roues.

Depuis avril 2024, l’amende forfaitaire pour défaut de port du casque est fixée à 5 000 FCFA, contre 10 000 FCFA auparavant. Cette mesure a été officiellement annoncée par le gouvernement béninois.

Le problème ne concerne pas uniquement l’absence totale de casque. Un casque mal attaché ne garantit pas non plus la protection attendue en cas de chute ou de collision.

Des contrôles élargis à plusieurs villes

L’opération ne concerne pas uniquement Cotonou.

Une alerte diffusée par le Centre national de sécurité routière (CNSR) annonce un renforcement des contrôles dans plusieurs localités, notamment dans le Grand Nokoué, avec Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, Sèmè-Kpodji et Ouidah, mais également à Bohicon et Parakou.

Les vérifications portent notamment sur :

– le respect des feux tricolores ;

– le port du casque par le conducteur et le passager ;

– le port de la ceinture de sécurité ;

– l’utilisation du téléphone au volant ou au guidon ;

– le respect des couloirs de circulation ;

– les surcharges ;

– la circulation en sens interdit ;

– la conformité des documents administratifs ;

– les comportements dangereux sur la voie publique.

Un dispositif qui s’inscrit dans une politique de contrôle continu

Cette nouvelle opération intervient dans le prolongement des actions de contrôle et de sensibilisation menées depuis plusieurs années par les autorités.

En 2025, la Police républicaine avait déjà fait état de milliers d’infractions relevées sur les routes. Elle avait notamment souligné que les excès de vitesse, le non-respect des feux, le stationnement irrégulier, l’usage du téléphone au volant, les refus de priorité et le non-respect des distances de sécurité contribuent aux risques d’accidents.

Les autorités ont parallèlement renforcé les campagnes de sensibilisation, avec l’objectif de faire respecter davantage le Code de la route.

La rentrée scolaire renforce la vigilance

Le durcissement des contrôles intervient également à quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027.

Le CNSR mène parallèlement des actions de sensibilisation destinées aux élèves et aux autres usagers de la route. Cette démarche vise notamment à renforcer la prudence autour des établissements scolaires, où les mouvements de piétons, d’élèves et de véhicules sont particulièrement importants aux heures d’entrée et de sortie.

Les usagers face à leurs responsabilités

À Cotonou, le message de l’opération est désormais visible sur les principaux axes : les infractions sont surveillées et les contrevenants verbalisés.

Pour les motocyclistes comme pour les automobilistes, les règles à respecter sont connues : casque correctement attaché, ceinture de sécurité, respect des feux, interdiction du téléphone au volant ou au guidon, respect des sens de circulation, absence de surcharge et détention de documents en règle.

Avec plus de 40 motocyclistes interpellés en une seule heure lors du suivi réalisé mardi matin à Cotonou, l’opération montre déjà l’intensité des contrôles sur le terrain. Les chiffres globaux de cette campagne, eux, devront attendre le bilan officiel des autorités.

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.