Réuni en Conseil national extraordinaire le samedi 09 mai 2026 à Cotonou, le parti Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) a officiellement acté un tournant majeur de son histoire politique. Après plusieurs années passées dans l’opposition, la formation politique a décidé de soutenir la gouvernance du président élu Romuald Wadagni, marquant ainsi son retour dans la mouvance présidentielle.


Cette décision, prise au terme de longues concertations internes, traduit une volonté assumée de repositionnement stratégique dans un contexte politique profondément recomposé à l’issue de l’élection présidentielle d’avril 2026. Pour les responsables du parti, il s’agit avant tout d’un choix guidé par le réalisme politique et la nécessité de privilégier l’intérêt national.
Dans sa déclaration finale, la FCBE estime que le nouveau contexte politique appelle à une approche responsable et constructive afin de contribuer à la stabilité institutionnelle, à la paix sociale et au développement du pays. Le parti considère également que l’arrivée de Romuald Wadagni à la tête de l’État ouvre une nouvelle phase politique susceptible de favoriser un climat d’apaisement et de dialogue.
Ce repositionnement intervient dans une période délicate pour la FCBE, marquée par des remous internes consécutifs à la démission de son secrétaire exécutif national, Paul Hounkpè, quelques jours après la présidentielle. Le Conseil national était d’ailleurs très attendu pour clarifier l’orientation future du parti et définir une nouvelle ligne politique après les résultats du scrutin présidentiel.



Au-delà du simple soutien au nouveau pouvoir, plusieurs observateurs voient dans cette décision une stratégie de survie et de reconstruction politique. Depuis les réformes du système partisan et les difficultés électorales rencontrées ces dernières années, la FCBE cherchait une nouvelle dynamique capable de lui permettre de retrouver une influence sur l’échiquier national.
En choisissant d’accompagner la gouvernance de Romuald Wadagni, le parti entend désormais se positionner comme une force de propositions plutôt qu’une opposition de confrontation. Cette orientation contraste avec celle du parti Les Démocrates, qui a réaffirmé au même moment son ancrage dans l’opposition politique.
Pour la FCBE, ce choix relève d’un « pragmatisme politique » assumé. Le parti semble vouloir privilégier une participation aux dynamiques de gouvernance afin de peser sur les décisions nationales et défendre les intérêts de ses militants et sympathisants.
Cette nouvelle orientation ouvre ainsi une page inédite dans l’histoire de la FCBE, désormais engagée dans une logique de rapprochement avec le pouvoir en place, après près d’une décennie de positionnement critique vis-à-vis du régime sortant.



