La trêve politique ne signifie pas la mise en veille des partis politiques au Bénin. C’est ce qua affirmé l’honorable Gérard Gbénonchi, président de la commission des finances et des échanges de l’Assemblée nationale et secrétaire général de l’Union progressiste le renouveau (UP-R). Invité de l’émission « Grand Angle » de la Société de radio et télévision du Bénin (SRTB), aux côtés d’Orden Aladatin, président de la commission des lois, le député de la mouvance présidentielle a précisé sa compréhension des limites imposées aux formations politiques durant cette période, en marge des échanges consacrés au projet de budget de l’État pour l’exercice 2027.
« La trêve politique n’interdit pas aux partis politiques d’animer la vie politique. La trêve politique interdit seulement les revendications politiciennes, à l’allure de précampagne », a-t-il affirmé.
Animer la vie politique sans basculer dans la précampagne
Pour Gérard Gbénonchi, la distinction est claire : la trêve politique n’interdit pas aux formations politiques de poursuivre leurs activités, mais les appelle à éviter les initiatives susceptibles de s’apparenter à une précampagne électorale.
Autrement dit, le fonctionnement des partis et leur participation au débat public ne doivent pas être confondus avec des revendications à visée électoraliste. Le responsable de l’UP-R défend ainsi une lecture qui entend concilier la continuité de la vie partisane avec le respect des règles encadrant les activités politiques.
Cette clarification intervient dans un contexte où la place des formations politiques durant la trêve suscite des interrogations. Elle pose la question de la frontière entre l’animation politique ordinaire et les démarches susceptibles d’être assimilées à une campagne électorale anticipée.
Le budget 2027 en toile de fond
Au-delà de cette question politique, l’émission « Grand Angle » était consacrée au projet de budget de l’État pour l’exercice 2027. Les échanges entre Gérard Gbénonchi et Orden Aladatin ont ainsi porté sur un dossier majeur de l’agenda parlementaire, mettant en présence deux responsables de la mouvance présidentielle investis de fonctions importantes à l’Assemblée nationale.
À la tête de la commission des finances et des échanges, Gérard Gbénonchi est au cœur des travaux liés à l’examen des prévisions budgétaires de l’État. Orden Aladatin, président de la commission des lois, intervient pour sa part sur les questions législatives et institutionnelles.
La sortie médiatique du secrétaire général de l’UP-R apporte donc un éclairage sur sa conception de la trêve politique : maintenir les partis dans le jeu démocratique, tout en évitant les initiatives qui prendraient les allures d’une précampagne électorale.



