Les députés béninois ont adopté, ce lundi 26 octobre 2026, la loi portant Code de la route en République du Bénin. Ce texte, qui remplace la réglementation datant de 1956, introduit plusieurs mesures visant à renforcer la sécurité routière, notamment en matière d’alcool au volant, de port du casque, de ceinture de sécurité et de sanctions contre les infractions. Réunis en séance plénière au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, les parlementaires ont également approuvé à l’unanimité le deuxième rapport d’activité du président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou.
Le cadre juridique de la circulation routière au Bénin entre dans une nouvelle phase. Réunis en séance plénière le lundi 26 octobre 2026, les députés de la 10ᵉ législature ont adopté la loi n° 2026-18 portant Code de la route en République du Bénin. Cette réforme vient remplacer le texte réglementaire de 1956 afin de mieux adapter les règles de circulation à l’évolution du trafic et aux exigences actuelles de sécurité routière.


Parmi les principales dispositions annoncées figurent l’encadrement de l’alcoolémie au volant, la répression de la conduite sous l’influence de stupéfiants, le renforcement des sanctions contre les excès de vitesse ainsi que des obligations accrues en matière d’équipements de sécurité.
Alcool au volant, stupéfiants et excès de vitesse dans le viseur
Le nouveau Code de la route prévoit un seuil légal d’alcoolémie de 0,8 g/l. Il introduit également des dispositions répressives contre la conduite sous l’influence de stupéfiants et prévoit un durcissement des sanctions applicables aux excès de vitesse.
Ces mesures visent à mieux encadrer les comportements à risque sur les routes et à renforcer la responsabilité des conducteurs. Leur portée dépendra notamment de leur mise en application et de l’effectivité des contrôles.
Casque, ceinture de sécurité et permis à points
La réforme renforce aussi les obligations relatives aux équipements de sécurité. Le port du casque est prévu pour les conducteurs de motocyclettes et leurs passagers. Le port de la ceinture de sécurité est également exigé à l’avant comme à l’arrière des véhicules concernés.
Autre innovation majeure : l’instauration du permis à points. Ce dispositif doit permettre de mieux responsabiliser les conducteurs face aux infractions routières. Le texte prévoit, en outre, l’introduction de l’enseignement de la sécurité routière dans les établissements scolaires, afin de sensibiliser les jeunes aux règles de circulation et aux comportements à adopter sur la voie publique.


Avec ces différentes mesures, le législateur entend moderniser les règles de circulation et renforcer les mécanismes de prévention des accidents. Les modalités concrètes d’application de ces dispositions seront déterminantes pour leur efficacité sur le terrain.
Le rapport d’activité de Joseph Djogbénou adopté à l’unanimité
Au cours de la même séance, les députés ont adopté à l’unanimité le deuxième rapport d’activité du président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, pour la période allant du 22 avril au 30 septembre 2026.


Le document retrace les activités menées par l’institution parlementaire au cours de cette période. Il fait état de neuf réunions du bureau de l’Assemblée nationale, de trois réunions de la conférence des présidents, ainsi que de la tenue d’une session ordinaire et d’une session extraordinaire. Deux questions ont également été adressées au gouvernement dans le cadre du contrôle de son action.
Sur le plan législatif, les travaux ont notamment porté sur des textes relatifs à l’environnement, à la gestion des forêts et de la faune, ainsi qu’à la répression du faux monnayage.
Le rapport met également en avant plusieurs chantiers de modernisation de l’administration parlementaire, notamment la digitalisation des services et l’introduction raisonnée de l’intelligence artificielle. Un audit organisationnel a par ailleurs souligné la nécessité d’élaborer une stratégie de gestion des ressources humaines sur cinq ans.
Le président de l’Assemblée nationale a aussi annoncé que deux séances par mois seraient désormais consacrées à l’examen des questions adressées au gouvernement. Les députés ont, en outre, adopté le budget de l’institution pour l’exercice 2027.
À l’issue de la présentation du rapport, les représentants des groupes parlementaires Bloc républicain (BR) et Union progressiste le Renouveau (UP-R) ont salué la qualité du document et mis en avant une gouvernance parlementaire davantage attentive aux préoccupations sociales et à la proximité avec les populations.
La Facilité africaine de soutien juridique adoptée
La séance plénière a également été marquée par l’adoption de la loi n° 2026-17 portant autorisation de ratification de l’accord instituant la Facilité africaine de soutien juridique.
Ce mécanisme apporte un soutien juridique aux États africains confrontés à des négociations contractuelles complexes ou à des contentieux impliquant notamment de grandes entreprises multinationales et des créanciers importants.
Pour le Bénin, cet instrument représente un moyen de mieux défendre ses intérêts dans les négociations et les différends juridiques complexes, en réduisant les déséquilibres entre les États et des acteurs économiques disposant de ressources juridiques et financières considérables.
Ezin Gilles Zounguè installé comme député
En ouverture de la séance plénière, Ezin Gilles Zounguè a officiellement pris place au sein de l’Assemblée nationale. Il remplace Jean-Michel Abimbola, nommé ambassadeur du Bénin près la République française.

Plusieurs autres textes ont été affectés aux commissions compétentes pour examen. Parmi eux figure la proposition de loi portant obligation de souscription d’une assurance pour tout véhicule terrestre à moteur.
La séance du 26 octobre 2026 aura ainsi été marquée par plusieurs décisions touchant à la sécurité routière, à la défense des intérêts juridiques du Bénin et au fonctionnement de l’institution parlementaire. Le nouveau Code de la route constitue toutefois l’un des principaux textes adoptés, en raison de ses implications directes pour les conducteurs, les passagers et l’ensemble des usagers de la route.



