Une affaire pour le moins troublante secoue les communes d’Adjarra et de Natitingou. Un couple, composé d’un enseignant d’anglais en service dans un lycée de Natitingou et de son épouse, coiffeuse dans la même ville, a été interpellé samedi dans un centre de santé d’Adjarra alors qu’il s’apprêtait à faire vacciner un nouveau-né de sexe féminin.
Selon les premiers éléments rapportés, c’est la vigilance du personnel soignant qui a conduit à cette intervention. La sage-femme chargée de recevoir le bébé aurait relevé plusieurs incohérences au cours des formalités précédant la vaccination.
La femme qui se présentait comme la mère de l’enfant ne présentait notamment pas les signes physiques habituellement observés chez une personne ayant récemment accouché. Ces observations ont rapidement éveillé les soupçons du personnel médical.
À ces interrogations se sont ajoutées d’autres zones d’ombre. Le couple n’était en mesure de produire aucun document officiel permettant d’établir l’identité du nourrisson ou de retracer sa naissance. Interrogée sur cette absence de pièces administratives, la présumée mère aurait expliqué avoir accouché dans une ville du Nigeria.
Face à ces déclarations et aux nombreuses incohérences constatées, les agents de santé ont immédiatement alerté les éléments de la Police républicaine, qui se sont rendus sur les lieux pour procéder à l’interpellation du couple.
Les deux suspects ont été conduits dans un service compétent afin d’être entendus. Une enquête a été ouverte pour établir les circonstances exactes de cette affaire et déterminer l’origine du bébé. Les investigations devront notamment permettre de vérifier les déclarations du couple et d’établir si l’enfant leur appartient effectivement ou s’il pourrait s’agir d’un cas de trafic ou de dissimulation d’enfant.
À ce stade, aucune autorité judiciaire ou policière n’a encore communiqué officiellement sur le dossier. Les faits rapportés reposent sur les premières informations disponibles et devront être confirmés ou infirmés au terme de l’enquête. Le principe de la présomption d’innocence demeure donc applicable aux personnes interpellées.



