Le procès relatif à la disparition de Pierre Urbain Dangnivo a repris ce vendredi 3 juillet 2026 devant le tribunal compétent, avec l’audition très attendue de l’ancien Directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon. Sa comparution faisait suite à une demande formulée lors de la précédente audience par les avocats des parties, qui estimaient son témoignage susceptible d’apporter des éclaircissements sur ce dossier vieux de seize ans.
L’audience s’est ouverte à 10 h 26. Le colonel Firmin Boco, également attendu, était absent, son absence étant justifiée par une mission. En revanche, Louis Philippe Houndégnon a répondu présent devant la Cour.
Appelé à la barre à 10 h 33, l’ancien patron de la police a prêté serment, s’engageant à dire « la vérité, rien que la vérité ».
Trois minutes plus tard, à 10 h 36, il a expliqué avoir appris l’affaire Dangnivo au moment où celle-ci avait éclaté en 2010. Il a précisé qu’il n’avait pas été associé aux recherches menées dans le cadre de l’enquête.
Poursuivant sa déposition, Louis Philippe Houndégnon a déclaré avoir reçu une information selon laquelle « celui qui a tué Dangnivo s’appelle Akon Isidore ». Selon lui, cette information lui a été transmise par une personne qu’il a identifiée comme Aguiar Bernandin.
Cette déclaration constitue un nouveau développement dans un procès qui continue de susciter un vif intérêt au sein de l’opinion publique. La Cour devrait désormais apprécier la portée de ce témoignage et déterminer les suites à lui donner dans la recherche de la vérité judiciaire.



