Nouveau rebondissement dans le dossier judiciaire impliquant l’ancien directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon. Saisie d’un pourvoi en cassation formé par ses conseils, la Cour suprême a rejeté le recours à l’issue de l’audience tenue ce jeudi 24 septembre 2026.
La procédure judiciaire engagée contre Louis Philippe Houndégnon connaît un nouveau développement. La Cour suprême a examiné, ce jeudi 24 septembre 2026, le pourvoi en cassation introduit par les avocats de l’ancien directeur général de la Police nationale à la suite d’une décision de la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
À l’issue des débats, la haute juridiction a déclaré le recours recevable en la forme, mais l’a rejeté sur le fond.
La défense contestait la régularité de la procédure
Devant la Cour suprême, les conseils de Louis Philippe Houndégnon ont notamment contesté la régularité de la procédure suivie contre leur client.
Présent à l’audience, Me Fidèle Abouta a soutenu que les droits de la défense auraient été méconnus à plusieurs étapes de la procédure. Cet argument constituait l’un des principaux axes du pourvoi introduit devant la haute juridiction.
La défense espérait ainsi obtenir la cassation de la décision attaquée et tirer les conséquences de ses griefs sur la situation judiciaire de l’ancien patron de la Police nationale. Ces arguments relevaient toutefois de la position des avocats et étaient soumis à l’appréciation de la Cour suprême.
Un recours consécutif à l’arrêt du 19 mai
Le pourvoi trouve son origine dans une décision rendue le 19 mai 2026 par la chambre des appels de la CRIET.
Auparavant, la juridiction de première instance s’était déclarée incompétente pour connaître du dossier en l’état. Saisie à la suite du recours de la défense, la chambre des appels avait infirmé cette position et retenu que la juridiction de première instance était compétente pour connaître des faits poursuivis.
C’est contre cette décision que les avocats de Louis Philippe Houndégnon avaient saisi la Cour suprême.
Une nouvelle étape dans une procédure ouverte en 2024
Louis Philippe Houndégnon est privé de liberté depuis son interpellation du 13 novembre 2024. Il est poursuivi notamment pour des faits qualifiés d’incitation à la rébellion et de harcèlement par voie électronique.
Le dossier a depuis connu plusieurs étapes devant les juridictions compétentes, notamment autour de la question de la compétence de la CRIET.
Avec le rejet du pourvoi en cassation, la décision de la chambre des appels de la CRIET du 19 mai 2026 demeure donc au cœur de la suite de la procédure.
La procédure se poursuit
Le rejet du pourvoi ne constitue pas, en lui-même, un jugement sur la culpabilité ou l’innocence de Louis Philippe Houndégnon concernant les faits qui lui sont reprochés. Il s’agit d’une décision intervenue dans le cadre du contrôle exercé par la Cour suprême sur la décision contestée par la défense.
L’ancien directeur général de la Police nationale reste ainsi concerné par la procédure judiciaire engagée contre lui, dont les prochaines étapes dépendront désormais de la poursuite de l’instance devant la juridiction compétente.



