À moins de deux mois de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, les regards se tournent vers les institutions clés du processus électoral. Ce mercredi 18 février, le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Édouard Loko, a reçu une délégation de haut niveau du National Democratic Institute (NDI) venue s’enquérir du rôle et des mesures prises par l’organe de régulation des médias en période électorale.
Une mission conduite par d’anciens chefs d’État
La délégation du NDI était conduite par deux figures politiques d’envergure internationale : José Fonseca, ancien président de la République du Cap-Vert, et Catherine Samba-Panza, ancienne présidente de la transition en République centrafricaine. Leur présence à Cotonou s’inscrit dans le cadre du suivi et de l’accompagnement des processus démocratiques sur le continent africain.



Autour du président de la HAAC, conseillers et cadres techniques de l’institution ont pris part aux échanges, marqués par un souci partagé de garantir un environnement médiatique équilibré, professionnel et apaisé durant la campagne électorale.
Encadrement des médias et prévention des dérives
Au cœur des discussions : les dispositions mises en place par la HAAC pour encadrer l’action des médias pendant la période préélectorale et électorale. L’institution a exposé les mécanismes de régulation destinés à assurer l’équité d’accès aux médias, à prévenir les dérives informationnelles et à promouvoir un traitement responsable de l’actualité politique.

Dans un contexte où les réseaux sociaux et les plateformes numériques amplifient la circulation de l’information, la HAAC entend jouer pleinement son rôle de veille et d’arbitrage, afin de préserver la sérénité du débat public. L’objectif affiché est clair : permettre aux professionnels des médias de contribuer efficacement à la transparence du scrutin, tout en respectant les principes d’éthique et de déontologie.
Une délégation « confortée » par les explications reçues
À l’issue de la rencontre, la mission du NDI s’est dite rassurée par les explications fournies et par l’engagement affiché de l’institution de régulation.
« L’entretien a été très riche et très fructueux. Nous sortons d’ici avec des idées concrètes sur la manière dont la HAAC joue son rôle et sur la contribution qu’elle continue d’apporter afin que la démocratie béninoise poursuive son rayonnement », a déclaré le directeur général du NDI, Dr Christopher Fomunyoh.
La délégation a salué la place stratégique qu’occupe la HAAC dans l’architecture institutionnelle béninoise, notamment dans la consolidation d’un espace médiatique pluraliste et responsable.
Le Bénin face à son héritage démocratique
Les membres de la mission ont également rappelé que le Bénin fut le premier pays africain à réussir une transition démocratique à l’issue d’une Conférence nationale au début des années 1990. Un héritage qui confère au pays une responsabilité particulière sur la scène sous-régionale et continentale.
À l’approche du scrutin présidentiel, cette visite du NDI apparaît ainsi comme un signal d’attention et d’accompagnement international. Elle souligne surtout l’importance du rôle des institutions de régulation, dont la HAAC, dans la préservation d’un climat électoral apaisé et crédible.
Alors que la campagne s’annonce décisive pour l’avenir politique du pays, la qualité de l’information et la responsabilité des acteurs médiatiques demeureront, plus que jamais, des piliers essentiels de la vitalité démocratique béninoise.
