Le monde de la santé et particulièrement la communauté des insuffisants rénaux au Bénin est en deuil. Le président de l’Association des dialysés du Bénin, Edmond Amoussou, est décédé, laissant derrière lui une lutte inachevée en faveur de meilleures conditions de prise en charge des patients.
Figure bien connue dans le milieu associatif, le disparu s’était illustré par son engagement constant pour la défense des droits des personnes souffrant d’insuffisance rénale. À la tête de l’organisation, il n’a cessé d’alerter les autorités sur les difficultés majeures auxquelles sont confrontés les dialysés, notamment le coût élevé des séances et l’insuffisance de la prise en charge sanitaire.
Sous son leadership, l’association a multiplié les appels et plaidoyers en direction des pouvoirs publics afin d’obtenir un meilleur accompagnement pour les malades. Il dénonçait régulièrement une situation préoccupante, marquée par des décès fréquents liés au manque de moyens financiers pour accéder aux soins.
La disparition de cet acteur engagé constitue une perte immense pour les dialysés du Bénin, qui voient s’éteindre l’une de leurs principales voix. Elle intervient dans un contexte où les défis liés à la prise en charge de l’insuffisance rénale demeurent entiers, malgré les nombreuses alertes lancées ces dernières années.
Au-delà de son rôle de président, Edmond Amoussou restera dans les mémoires comme un homme de conviction, profondément attaché à la dignité des malades et à l’amélioration de leurs conditions de vie.
Les hommages affluent déjà de toutes parts, témoignant de l’empreinte laissée par ce défenseur infatigable de la cause des dialysés.
Une page se tourne, mais le combat pour une meilleure prise en charge des insuffisants rénaux, qu’il a incarné avec détermination, reste plus que jamais d’actualité.






