Les États parties à la Cour pénale internationale (CPI) ont décidé de mettre fin aux fonctions du procureur Karim Khan. Réunis en session spéciale, les 125 États membres de l’institution ont approuvé sa révocation à une large majorité, marquant une décision sans précédent dans l’histoire de la juridiction internationale.
Selon les informations rapportées par les agences Reuters et Associated Press, qui citent des sources diplomatiques, 82 États ont voté en faveur de la destitution du magistrat britannique de 56 ans. Treize pays s’y sont opposés, tandis que quinze se sont abstenus. Ce résultat dépasse largement la majorité requise et met un terme au mandat de Karim Khan, qui contestait les accusations portées contre lui.
Cette décision intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la CPI. Karim Khan faisait l’objet d’allégations d’inconduite sexuelle, qu’il a toujours fermement niées. Malgré ses dénégations, les États membres ont estimé qu’il devait être relevé de ses fonctions, ouvrant ainsi la voie au processus de désignation d’un nouveau procureur. Les procédures et mandats d’arrêt déjà engagés par la Cour demeurent toutefois valides et ne sont pas remis en cause par cette révocation.
La décision a suscité de vives réactions sur la scène internationale. L’ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, s’est félicité du vote des États membres dans un message publié sur le réseau social X.
«« Aujourd’hui, au siège de l’ONU, les États membres de la CPI ont voté la destitution du procureur Karim Khan. Khan pensait que sa chasse aux sorcières politique contre Israël et ses mandats d’arrêt scandaleux détourneraient l’attention des graves accusations d’inconduite sexuelle pesant sur lui. Il avait tort. »»
Cette déclaration s’inscrit dans les tensions persistantes entre Israël et la Cour pénale internationale, notamment depuis les procédures engagées par le bureau du procureur à l’encontre de plusieurs responsables israéliens. De son côté, Karim Khan continue de rejeter les accusations formulées contre lui et entend contester juridiquement sa révocation.



