CRIET : l’ex-chef du 12ᵉ arrondissement de Cotonou, Samuel Akindès, condamné à cinq ans de prison ferme

LA DIRECTION DE PUBLICATION
By
LA DIRECTION DE PUBLICATION
Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj,...
31 Views
3 Min Read
3 Min Read

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict, ce lundi 27 juillet 2026, dans le dossier mettant en cause Samuel Akindès Adékambi, ancien chef du 12ᵉ arrondissement de Cotonou. La juridiction spéciale l’a reconnu coupable d’abus de fonctions et l’a condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme, marquant ainsi l’épilogue d’une affaire qui a suscité un vif intérêt de l’opinion publique.

L’affaire trouve son origine dans un différend autour d’une somme de trois millions de francs CFA versée dans le cadre d’un projet porté par le centre communautaire Eya, promu par Lionel Talon. Selon l’accusation, les fonds auraient été remis à Samuel Akindès dans le cadre de ses fonctions administratives, tandis que l’ancien élu municipal a toujours soutenu qu’il s’agissait d’un appui destiné au financement de sa campagne électorale et non d’une contrepartie liée à ses responsabilités de chef d’arrondissement.

Lors des audiences, le ministère public avait estimé que les éléments du dossier caractérisaient l’infraction d’abus de fonctions et avait requis une peine de cinq ans d’emprisonnement. Les avocats de la défense avaient, quant à eux, plaidé la relaxe pure et simple, ou à défaut la relaxe au bénéfice du doute, contestant la qualification pénale retenue par le parquet et soutenant que leur client n’avait commis aucun acte répréhensible dans l’exercice de ses fonctions.

Avant la mise en délibéré, Samuel Akindès avait réaffirmé son innocence, rappelant qu’un chef d’arrondissement n’est pas ordonnateur de budget et affirmant avoir toujours agi dans le respect des textes régissant la décentralisation. Il avait conclu sa dernière déclaration en exprimant le souhait que « la vérité jaillisse ».

- Advertisement -

En prononçant une peine de cinq ans de prison ferme, la CRIET a finalement suivi une ligne plus sévère que celle initialement envisagée par le ministère public lors de ses réquisitions. Cette décision vient clore plusieurs semaines de débats judiciaires autour de cette affaire d’abus de fonctions et s’inscrit dans la politique de répression des infractions économiques et des atteintes à la probité publique conduite par la juridiction spéciale.

LA UNE DU JOUR

Cliquez sur l’image pour télécharger le Pdf

Cliquez sur ces logos ci- dessous selon le système de votre téléphone 

pour installer notre application mobile 

*******************************

TAGGED:
Share This Article
Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.