La cour d’assises de Paris a condamné, vendredi 10 juillet 2026, Lakhdar Matoug à 27 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse, Assia Matoug. Ce verdict met un terme à un procès de plusieurs jours consacré à l’un des faits divers les plus marquants survenus en région parisienne ces dernières années.
Les faits remontent au 3 février 2023. Ce jour-là, une violente dispute éclate au domicile familial de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Selon les éléments examinés par la cour, le conflit trouve son origine dans les difficultés financières du couple, notamment une importante dette fiscale consécutive à la faillite de l’entreprise de l’accusé. Au cours de cette altercation, Assia Matoug, âgée de 46 ans, est tuée par strangulation.
Après le drame, l’homme cherche à masquer son crime. Il demande à ses trois enfants, alors âgés de 8, 14 et 16 ans, de ne pas déranger leur mère, affirmant qu’elle est souffrante. Il se rend ensuite dans un magasin de bricolage avant de tenter de faire disparaître le corps, qu’il transporte ensuite dans plusieurs sacs jusqu’au parc des Buttes-Chaumont, à Paris, où il abandonne les restes. Les enquêteurs établiront par la suite qu’il avait choisi ce parc parce qu’il le considérait comme « l’un des plus beaux de Paris ».
Tout au long du procès, la défense a soutenu que Lakhdar Matoug n’avait pas eu l’intention de tuer son épouse. Les jurés n’ont toutefois pas retenu cette argumentation et ont suivi les réquisitions du ministère public en prononçant une peine de 27 années de réclusion criminelle. À l’énoncé du verdict, le président de la cour a souligné la gravité exceptionnelle des faits, estimant que le crime avait été aggravé par les actes commis pour tenter d’en effacer les traces.
Cette affaire a profondément marqué l’opinion publique en France, tant par les circonstances du meurtre que par ses lourdes conséquences pour les trois enfants du couple, désormais privés de leurs deux parents.



