Les déclarations récentes de Me Baparapé, avocat de Candide Azannaï, sur les conditions de détention de son client continuent d’alimenter le débat dans l’opinion publique. Alors que le conseil de l’ancien ministre dénonce plusieurs dysfonctionnements, des sources proches de l’administration pénitentiaire apportent une tout autre lecture des faits et contestent l’ensemble des accusations portées.
Un dispositif de sécurité adapté au statut du détenu
Selon les informations recueillies auprès de sources concordantes, Candide Azannaï bénéficie, depuis son placement en détention provisoire, d’un régime d’hébergement particulier tenant compte de son statut de personnalité politique.
Il aurait ainsi été installé dans un espace aménagé au sein du bloc administratif de l’établissement pénitentiaire afin de garantir sa sécurité. Les mêmes sources assurent que l’ensemble des droits reconnus aux personnes placées en détention provisoire est respecté. Son avocat dispose d’un accès régulier à son client pour préparer sa défense, tandis que les visites de son épouse se déroulent conformément aux dispositions en vigueur.
La polémique autour des activités physiques
L’un des points soulevés par Me Baparapé concerne les conditions dans lesquelles son client pratiquerait des activités physiques.
Sur ce volet, les sources consultées affirment que le directeur de la prison a toujours autorisé Candide Azannaï à effectuer des promenades et des exercices sportifs dans la cour de l’établissement.
Toujours selon ces mêmes sources, l’intéressé aurait lui-même renoncé, dans un premier temps, à cette possibilité. Il aurait expliqué craindre que toute amélioration visible de ses conditions de détention ne soit interprétée comme un argument pouvant justifier une prolongation de son incarcération, dans ce qu’il aurait qualifié de « guerre psychologique ».
Ce n’est que récemment, à la suite d’un nouveau rappel du directeur de l’établissement, qu’il aurait accepté de fixer un créneau pour ses activités physiques. Les responsables interrogés contestent ainsi les affirmations de Me Baparapé selon lesquelles son client aurait été contraint de faire du sport à des heures tardives.
Les accusations de privation d’eau rejetées
Autre sujet de controverse : la supposée privation d’eau évoquée par la défense.
Les sources proches de l’administration pénitentiaire assurent qu’aucune restriction de ce type n’a été imposée. Elles indiquent que Candide Azannaï avait sollicité, par l’intermédiaire de son épouse, un bidon de 25 litres ainsi qu’un seau muni d’un couvercle afin de constituer une réserve d’eau.
Le directeur aurait immédiatement donné des instructions pour satisfaire cette demande. Si le seau fourni a été refusé au motif qu’il ne disposait pas d’un couvercle approprié, le bidon, lui, aurait bien été conservé par le détenu.
Pour l’administration, les accusations de privation d’eau ne correspondent donc pas à la réalité des faits.
Un incident lors d’une visite de l’avocat
Les mêmes sources reviennent également sur un incident intervenu lors d’une récente visite de Me Baparapé à son client.
Selon elles, l’avocat aurait été contrôlé alors qu’il portait des lunettes connectées, un équipement soumis à des vérifications de sécurité avant toute introduction dans l’établissement. Les lunettes lui auraient été temporairement retirées avant de lui être restituées quelques heures plus tard.
Toujours d’après ces sources, cet épisode aurait donné lieu à un échange particulièrement tendu avec le directeur de la prison. L’avocat aurait alors annoncé son intention de médiatiser l’affaire.
Deux versions opposées
Cette affaire met désormais en présence deux versions contradictoires. D’un côté, la défense de Candide Azannaï dénonce des atteintes aux droits de son client. De l’autre, des sources proches de l’administration pénitentiaire assurent que les conditions de détention respectent les règles en vigueur et rejettent les accusations formulées contre les responsables de l’établissement.
Le débat reste donc ouvert, dans l’attente d’éventuelles prises de position officielles ou d’éléments nouveaux susceptibles d’éclairer davantage l’opinion publique.



