Installation du Sénat : Gérard Gbenonchi voit dans la nouvelle institution « un instrument de stabilité et de consolidation de la République »

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj,...
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Au lendemain de l’installation officielle du Sénat du Bénin, le président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, Gérard Gbenonchi, livre son analyse de cette réforme institutionnelle majeure. Dans un entretien accordé à Daibi-Info, le député revient sur les enjeux de cette deuxième chambre parlementaire, sa spécificité dans le paysage institutionnel béninois et les attentes qu’elle suscite.

Pour l’élu, le Sénat ne doit pas être considéré comme une simple extension de l’Assemblée nationale, mais comme une institution appelée à renforcer la qualité de la gouvernance, la stabilité politique et la continuité de l’État.

« Une étape historique dans la vie institutionnelle du Bénin »

Présent à la cérémonie solennelle d’installation des 25 sénateurs, jeudi 30 juillet 2026 à Porto-Novo, Gérard Gbenonchi dit avoir assisté à un moment marquant de l’histoire politique du pays.

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Selon lui, l’entrée en fonction du Sénat, rendue possible par la révision constitutionnelle de novembre 2025, traduit la volonté de doter le Bénin d’institutions plus solides et mieux adaptées aux défis contemporains.

« Au-delà du caractère solennel de la cérémonie, c’est la portée républicaine de cet événement qui mérite d’être soulignée. Le Bénin franchit une nouvelle étape dans la consolidation de son architecture institutionnelle », estime le parlementaire.

À ses yeux, cette nouvelle chambre est appelée à apporter « l’expérience, la sagesse et la stabilité » au fonctionnement des institutions de la République.

Un modèle béninois fondé sur l’expérience

Interrogé sur la particularité du Sénat béninois, qui ne repose pas sur une représentation territoriale classique comme dans plusieurs démocraties, Gérard Gbenonchi rappelle que le choix du constituant répond aux réalités nationales.

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Il explique que cette institution rassemble des personnalités ayant occupé de hautes fonctions au sein de l’État, notamment d’anciens chefs d’État, d’anciens présidents de l’Assemblée nationale ou encore d’anciens responsables des forces de défense et de sécurité.

Pour lui, cette composition permet de mettre l’expérience accumulée au service de la République et d’offrir un regard plus stratégique sur les grandes décisions nationales.

« La mémoire de l’État constitue un capital précieux qu’il faut savoir mobiliser pour accompagner les générations présentes et futures », souligne-t-il.

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Trois grandes attentes envers le Sénat

Le député résume ses attentes autour de trois missions essentielles.

La première consiste à améliorer la qualité de la production législative grâce à un examen approfondi des textes de loi et de leurs impacts.

La deuxième porte sur la préservation de la stabilité institutionnelle et de la paix politique. Gérard Gbenonchi estime qu’une démocratie solide doit favoriser le débat tout en veillant à préserver l’intérêt supérieur de la Nation.

Enfin, il souhaite que le Sénat joue un rôle de référence morale dans la vie publique en encourageant le sens des responsabilités chez les acteurs politiques.

Une institution de médiation et d’équilibre

Pour le président de la Commission des finances, le Sénat devra également contribuer à prévenir les tensions susceptibles de fragiliser la cohésion nationale.

Sans remettre en cause les libertés démocratiques, il considère que cette nouvelle chambre pourra favoriser le dialogue, rappeler les exigences de responsabilité et contribuer à maintenir un équilibre entre pluralisme politique et stabilité de l’État.

« La démocratie ne peut prospérer durablement que si la liberté s’exerce dans le respect des responsabilités », insiste-t-il.

Répondre aux interrogations des citoyens

Alors que certains Béninois s’interrogent sur la pertinence de créer une deuxième chambre parlementaire, Gérard Gbenonchi juge ces préoccupations légitimes.

Selon lui, le Sénat devra convaincre par son efficacité et la qualité de son action plutôt que par son existence même.

« Il ne s’agit pas de multiplier les institutions, mais de rendre notre système institutionnel plus performant », affirme-t-il, rappelant que l’Assemblée nationale demeure la chambre représentant directement le peuple tandis que le Sénat apporte un regard complémentaire fondé sur l’expérience et la continuité de l’État.

« Une pierre supplémentaire dans l’édification de la République »

En conclusion, Gérard Gbenonchi invite les Béninois à accueillir cette nouvelle étape avec confiance, tout en restant exigeants quant aux résultats attendus.

À ses yeux, le Sénat n’est pas une finalité, mais un outil destiné à renforcer la paix, la stabilité et la qualité du débat démocratique.

Reprenant une célèbre pensée de Montesquieu — « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir » — le député estime que la complémentarité des institutions constitue l’un des fondements d’une démocratie moderne.

Il conclut que le succès du Sénat dépendra avant tout de la capacité de ses membres à placer l’intérêt général au-dessus des considérations partisanes, afin de faire de cette nouvelle institution un véritable levier de stabilité, de paix et de progrès pour le Bénin.Si l’entretien est publié sous forme d’article de presse, cette version met davantage en valeur les principales idées développées par Gérard G

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.