Ghana : il accepte la prison pour libérer sa compagne, mais elle ne vient jamais le voir

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj,...
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Au Ghana, l’histoire de Bismark Aduah, 28 ans, suscite l’émotion et l’incompréhension sur les réseaux sociaux. Ce jeune chercheur d’or artisanal, communément appelé « galamsey », a accepté de rester en prison pour permettre à sa compagne de recouvrer la liberté. Deux mois après son incarcération, il affirme pourtant n’avoir reçu aucune visite de celle pour qui il a accepté de sacrifier sa propre liberté.

L’histoire de Bismark Aduah et de sa compagne, Maa Abena, s’est retrouvée devant la justice à la suite d’un conflit familial. Selon les informations rapportées par la presse ghanéenne, le père de la jeune femme était favorable à leur relation, contrairement à sa mère, qui s’y opposait fermement.

Une affaire née autour d’ustensiles de cuisine

Le différend a pris une tournure judiciaire lorsque Maa Abena a demandé à son compagnon de récupérer des ustensiles de cuisine qu’il lui avait offerts et qui étaient restés dans la maison de sa mère.

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À la demande de sa compagne, Bismark s’est rendu sur place pour reprendre les biens. Mais cette démarche a débouché sur une plainte pour effraction déposée par la mère de Maa Abena contre le couple.

Les deux jeunes gens ont alors été traduits devant la justice et reconnus coupables. Le tribunal leur a infligé à chacun une amende de 1 560 cedis ghanéens, assortie, en cas de non-paiement, d’une peine de cinq mois d’emprisonnement.

Il paie pour elle et accepte son propre emprisonnement

Face au montant à régler pour les deux condamnations, Bismark et sa famille se sont retrouvés confrontés à un choix difficile. Incapable de réunir suffisamment d’argent pour payer les deux amendes, le jeune homme a demandé à ses sœurs de consacrer les économies familiales à la seule libération de Maa Abena.

Le choix était lourd de conséquences : la jeune femme a pu éviter la prison, tandis que Bismark a été incarcéré faute de pouvoir payer sa propre amende. Il a ainsi accepté de purger les cinq mois de détention prévus par la justice.

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« Cette femme n’est jamais venue me voir »

Deux mois après le début de sa détention, le geste de Bismark semble aujourd’hui lui laisser un goût amer. Dans un entretien rapporté par Crime Check TV, le jeune homme affirme que sa compagne ne s’est jamais déplacée à la prison pour lui rendre visite.

Selon ses propos rapportés par la presse, ses sœurs avaient choisi de payer l’amende de Maa Abena plutôt que de la laisser en détention. Mais depuis sa propre incarcération, il dit n’avoir reçu aucune visite de celle dont il avait pourtant contribué à obtenir la liberté.

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Cette situation nourrit manifestement sa déception. Pourtant, Bismark ne semble pas vouloir accabler sa compagne. Il avance lui-même l’hypothèse qu’elle pourrait ne pas disposer des moyens financiers nécessaires pour effectuer le déplacement jusqu’à la prison.

Une expérience qui risque de laisser des traces

Il lui reste encore trois mois à passer derrière les barreaux avant de retrouver la liberté, selon les éléments rapportés sur cette affaire. Son histoire, largement relayée sur les réseaux sociaux, pose en filigrane une question sur les sacrifices consentis au nom de l’amour et sur la réciprocité dans une relation.

Pour Bismark Aduah, cette expérience pourrait surtout rester comme une douloureuse leçon de vie. Il avait choisi de préserver la liberté de celle qu’il aimait au prix de la sienne. Deux mois plus tard, son témoignage révèle surtout la solitude de celui qui a fait le sacrifice.

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.