Le tribunal de première instance de Cotonou a examiné une affaire d’accident de la circulation opposant deux usagers de la route, chacun rejetant sur l’autre la responsabilité de la collision. Face aux versions contradictoires des protagonistes et à des éléments de preuve jugés insuffisants, le ministère public a requis la relaxe de l’automobiliste poursuivie au bénéfice du doute. Le verdict est attendu le 21 octobre 2026.
À la barre, la prévenue a livré sa version des faits. Elle a expliqué que l’accident s’était produit à un carrefour où la circulation était régulée par des policiers. Selon ses déclarations, elle avait reçu l’autorisation de s’engager afin d’effectuer un virage lorsqu’un véhicule, qu’elle affirme circuler à vive allure, est venu percuter le sien.
Le plaignant a, pour sa part, catégoriquement rejeté cette version. Il a nié tout excès de vitesse et soutenu que c’est le véhicule de la prévenue qui est entré en collision avec le sien. Les deux parties sont ainsi restées campées sur leurs positions, chacune attribuant la responsabilité de l’accident à l’autre.
Estimant avoir subi un important préjudice matériel et moral, le plaignant réclame la somme de 10 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts. Interrogé par le ministère public, il a indiqué avoir pris connaissance du procès-verbal établi à l’issue de l’enquête, tout en précisant qu’il contestait les faits qui y sont rapportés.
Au regard des divergences entre les déclarations des protagonistes et des contradictions relevées dans le dossier, le ministère public a estimé que les éléments produits ne permettaient pas d’établir avec certitude la responsabilité pénale de la prévenue. En conséquence, il a requis sa relaxe au bénéfice du doute, conformément au principe selon lequel le doute profite à la personne poursuivie.
Après les réquisitions du parquet, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. La décision sera rendue le 21 octobre 2026.



