Au lendemain de l’ouverture de la deuxième session ordinaire de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), le président de l’institution, Édouard Cocou Loko, et les conseillers ont échangé avec la ministre de la Communication et des Médias, Aurélie I. Adam Soulé Zoumarou. Une rencontre consacrée aux principaux enjeux du secteur et à la préparation des actions du ministère pour le mandat 2026-2033.


La concertation se poursuit autour de l’avenir du secteur béninois de la communication et des médias. Ce jeudi 17 septembre 2026, quelques heures après l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année de la HAAC, le président Édouard Cocou Loko et l’ensemble des conseillers de l’institution ont reçu la ministre de la Communication et des Médias, Aurélie I. Adam Soulé Zoumarou, accompagnée d’une délégation de son département.
Cette séance de travail s’inscrit dans une démarche de consultation engagée depuis plusieurs semaines par la ministre auprès des différents acteurs de l’écosystème de la communication et des médias. L’objectif est de recueillir les propositions et orientations des parties prenantes afin d’alimenter la définition des actions du ministère pour le septennat 2026-2033.
La HAAC, un acteur central de l’écosystème médiatique
En accueillant la ministre et sa délégation, le président de la HAAC a marqué l’importance accordée à cette démarche de concertation.
« Je vous souhaite la bienvenue. Vous êtes chez vous, Madame la Ministre », a déclaré Édouard Cocou Loko, ouvrant ainsi les échanges entre les deux institutions.
Prenant la parole, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a expliqué que la rencontre avec la HAAC constitue une étape importante du processus de consultation engagé depuis le mois de juillet auprès des différents acteurs du secteur.
Pour la ministre, la HAAC occupe une place particulière dans cet écosystème en raison de ses missions de régulation et de son rôle dans l’encadrement du paysage médiatique.
« Pour nous, l’épilogue de ces consultations devrait se passer ici, à la HAAC. Vous êtes un acteur central et crucial », a-t-elle souligné, précisant que cette rencontre devait permettre au ministère de recueillir les orientations de l’institution de régulation avant de finaliser ses axes d’action.
Informations fiables, contenus locaux et transformation du secteur
Les consultations engagées par le ministère doivent contribuer à la définition des priorités qui guideront son action au cours du nouveau mandat.
Aurélie Adam Soulé Zoumarou a identifié plusieurs enjeux majeurs autour desquels cette politique devrait s’articuler, notamment l’accès à une information fiable, la valorisation des contenus locaux et la transformation du secteur des médias.
Ces priorités traduisent la volonté de prendre en compte les évolutions de l’environnement médiatique, marqué notamment par la transformation numérique, l’évolution des usages et l’émergence de nouveaux acteurs et formats de production et de diffusion de l’information.
La ministre a ainsi exprimé sa satisfaction de pouvoir échanger directement avec les responsables de la HAAC afin de confronter les orientations envisagées par son département aux réalités et aux défis observés par l’institution de régulation.
La HAAC disposée à accompagner le ministère
De son côté, Édouard Cocou Loko a salué la démarche de consultation initiée par la ministre de la Communication et des Médias.
Le président de la HAAC a réaffirmé la disponibilité de l’institution à apporter sa contribution aux réflexions engagées par le ministère et à accompagner, dans le cadre de ses compétences, les actions destinées à améliorer l’environnement de la communication et des médias au Bénin.
Cette rencontre vient ainsi renforcer le dialogue entre les deux institutions autour des enjeux qui concernent directement les professionnels des médias et de la communication.
À travers cette concertation, le ministère entend nourrir sa feuille de route pour le mandat 2026-2033 des contributions des différents acteurs du secteur. La HAAC, pour sa part, entend continuer à jouer son rôle de régulation tout en participant aux réflexions susceptibles de favoriser une évolution structurée et professionnelle du paysage médiatique béninois.



