La chanteuse tanzanienne Nandy a été condamnée à une amende de 3 millions de shillings tanzaniens par le Conseil national des arts de Tanzanie (BASATA), à la suite de sa prestation lors de la finale de Miss Universe Tanzania 2026 à Dar es Salaam. L’organisateur du concours a également écopé de la même sanction.
La prestation de Nandy lors de la finale de Miss Universe Tanzania 2026 n’est pas passée inaperçue auprès des autorités tanzaniennes chargées de la régulation du secteur artistique.

Le Conseil national des arts de Tanzanie (BASATA) a infligé à la chanteuse, de son vrai nom Faustina Charles Mfinanga, une amende de 3 millions de shillings tanzaniens pour la tenue qu’elle portait lors de son passage sur scène. Selon le conseil, cette tenue ne respectait pas les standards de décence applicables aux prestations artistiques et portait atteinte à la dignité du public.
La sanction figure dans une série de décisions annoncées par BASATA le 22 septembre 2026, concernant plusieurs artistes et acteurs de l’industrie culturelle tanzanienne.
Nandy reconnaît le manquement
Convoquée par l’autorité de régulation, Nandy a reconnu le manquement qui lui était reproché. Elle a également retiré de ses réseaux sociaux la vidéo liée à la prestation concernée et s’est acquittée de l’amende de 3 millions de shillings.
Après l’exécution de ces mesures, BASATA l’a autorisée à poursuivre ses activités artistiques. La chanteuse reste toutefois placée sous la supervision du conseil, conformément à la décision rendue à son encontre.
L’organisateur également sanctionné
La responsabilité de l’incident n’a pas été limitée à l’artiste. Millen Privé & Co. Lifestyle Limited, l’organisateur de Miss Universe Tanzania, a lui aussi été condamné à une amende de 3 millions de shillings tanzaniens.
BASATA reproche à l’organisateur d’avoir permis que la prestation soit réalisée dans des conditions que le conseil considère comme contraires aux exigences éthiques encadrant les activités artistiques. L’entreprise dispose d’un délai de 14 jours pour s’acquitter de cette sanction.
L’affaire illustre ainsi la responsabilité que BASATA entend faire peser à la fois sur les artistes et sur les organisateurs d’événements en matière de respect des règles encadrant les manifestations culturelles.
Une série de sanctions dans le milieu artistique
La sanction visant Nandy intervient dans le cadre d’une opération plus large de contrôle du secteur artistique tanzanien.
Au total, BASATA a annoncé 19 millions de shillings tanzaniens d’amendes dans cinq dossiers distincts. Le chanteur Harmonize a notamment été condamné à payer 5 millions de shillings pour son clip « Kudos », tandis que le réalisateur de la vidéo, Kennedy David Sanga, dit « Director Kenny », a reçu une sanction du même montant.
Un autre organisateur, Avil Contractors Company Ltd, a par ailleurs été sanctionné de 3 millions de shillings pour avoir organisé Miss Grand Tanzania sans l’autorisation requise de BASATA.
BASATA durcit le contrôle des activités culturelles
Créé pour superviser et accompagner le développement du secteur artistique tanzanien, BASATA intervient notamment sur les questions liées aux normes professionnelles et éthiques dans l’industrie culturelle. Le conseil rappelle régulièrement aux artistes et aux organisateurs la nécessité de respecter les lois, règlements et directives applicables à leurs activités.
Dans le cas de Nandy, l’affaire est désormais close sur le plan de la sanction annoncée : l’artiste a reconnu le manquement, payé l’amende et obtenu l’autorisation de poursuivre ses activités. Son dossier reste néanmoins soumis à la surveillance de BASATA.



