À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue pour le 14 septembre, la mairie de Cotonou met les bouchées doubles pour rendre les établissements scolaires opérationnels et sécurisés. Le maire Luc Gnacadja a effectué, vendredi 4 septembre 2026, une descente sur plusieurs chantiers de réhabilitation et de construction afin de s’assurer de l’avancement des travaux.
La tournée a conduit la délégation municipale à l’École primaire publique d’Avotrou, puis dans plusieurs établissements de Finagnon, Agbato et Gbéto-Sud. Cette visite de terrain intervient alors que la municipalité entend garantir aux élèves des conditions d’accueil satisfaisantes dès le premier jour de la rentrée.
Selon les données communiquées par le chef de projet, Gabin Koundé, le programme d’urgence porte sur la réhabilitation de 57 modules, représentant 174 salles de classe. À ce dispositif s’ajoute la construction de 35 nouveaux modules, soit un total de 216 salles de classe concernées par le programme. Les travaux sont répartis en trois lots, dont les taux d’exécution se situaient autour de 59 à 60 % lors de la visite du maire.
Des salles opérationnelles dès le 14 septembre
Le calendrier initial prévoyait l’achèvement des 57 modules réhabilités pour le 9 octobre 2026. Mais cette échéance ne saurait, selon le maire, empêcher les élèves de retrouver leurs salles dès le 14 septembre.
« Les 57 doivent être livrés pour la rentrée, donc pour le 14 », a insisté Luc Gnacadja, qui veut que les salles soient suffisamment fonctionnelles pour accueillir les enfants dans de bonnes conditions. Certaines finitions, notamment la peinture, pourront se poursuivre après la reprise des cours, jusqu’à l’achèvement complet des travaux.
Sur les chantiers, les priorités sont clairement définies : achever les sols, poser les couvertures, reprendre les tableaux et procéder aux interventions indispensables pour permettre l’utilisation des salles. Le maire a également demandé un plan resserré d’achèvement des travaux afin d’accélérer les interventions sur les sites où le rythme d’exécution reste insuffisant.
La sécurité des élèves au cœur des préoccupations
Au-delà de la rapidité d’exécution, la municipalité accorde une attention particulière à la sécurité des élèves. Les travaux devront être organisés de manière à éviter toute cohabitation dangereuse entre les enfants et les chantiers.
Ainsi, les interventions pendant les jours de classe sont écartées. Les entreprises devront privilégier les week-ends, en prenant possession des sites le vendredi et en les libérant avant le retour des élèves le lundi. Les gravats, clous, pointes et autres matériaux susceptibles de présenter un danger devront être retirés des espaces scolaires. Les zones encore concernées par les travaux seront également balisées.
Cette exigence se justifie d’autant plus que la visite a permis d’identifier certains bâtiments présentant un niveau de dégradation jugé préoccupant. Pour le maire, aucune infrastructure menaçant la sécurité des enfants ne doit continuer à être utilisée sans mesures appropriées. La municipalité entend donc prendre des dispositions spécifiques pour ces bâtiments.
« Réparer la ville », y compris les écoles
Les interventions ne se limitent pas aux salles de classe. Certaines cours d’écoles doivent également être nivelées, compactées et traitées avant la mise en place d’un sable de finition. Ces ajustements visent à améliorer globalement le cadre d’apprentissage des enfants.
Pour Luc Gnacadja, cette opération s’inscrit dans une vision plus large de la gouvernance municipale. La réhabilitation des établissements scolaires fait partie de la démarche visant à « réparer la ville », conformément aux orientations du document de mandature.
À J-7 de la rentrée, le défi est donc double pour la municipalité : faire en sorte que les écoles soient suffisamment fonctionnelles dès le 14 septembre et poursuivre les travaux sans exposer les élèves aux risques liés aux chantiers. Le maire assure qu’il restera mobilisé jusqu’à la livraison complète des ouvrages, annoncée pour le 9 octobre.



