L’éventualité du retrait des gardes de corps de l’ancien Président de la République, Thomas Boni Yayi, continue de susciter des réactions dans la classe politique béninoise. Dans un message rendu public, Daniel Edah a exprimé de vives préoccupations et appelé le gouvernement à faire toute la lumière sur cette affaire, afin de préserver la stabilité institutionnelle et la confiance des citoyens.
C’est à la suite d’une déclaration de presse du parti Les Démocrates que Daniel Edah dit avoir pris connaissance d’informations faisant état du retrait des éléments chargés de la sécurité de l’ancien chef de l’État. Tout en restant prudent sur la véracité des faits, l’acteur politique estime que, si ces informations venaient à être confirmées, elles poseraient un sérieux problème de respect du statut et des droits reconnus aux anciens Présidents de la République.
Selon lui, une telle décision ne saurait être banalisée. Elle soulèverait des interrogations majeures tant sur le plan juridique que sur ses implications politiques et institutionnelles. « Un précédent de cette nature serait inquiétant pour la stabilité et la confiance des citoyens dans le fonctionnement de l’État », a-t-il averti, soulignant les risques d’un affaiblissement des repères républicains.
Dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions, Daniel Edah appelle à la responsabilité et à l’apaisement. Il exhorte le gouvernement du Président Patrice Talon à sortir du silence et à apporter, sans délai, des clarifications publiques sur les faits rapportés. Il demande notamment que soient précisés les motivations d’une telle mesure, si elle existe, ainsi que son fondement juridique.
S’inscrivant dans sa vision d’un Bénin économiquement prospère, socialement stable et pleinement intégré à une Afrique en plein essor, Daniel Edah insiste sur la nécessité de la transparence dans la gestion des affaires d’État. Pour lui, seule une communication claire et officielle permettra d’éviter les spéculations, de rassurer l’opinion publique et de préserver la cohésion nationale.
Alors que l’opinion attend désormais une réaction officielle des autorités compétentes, cette sortie de Daniel Edah relance le débat sur le traitement réservé aux anciens chefs d’État et sur le respect des principes républicains au Bénin.






