La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies (ONU) continue de susciter un vif intérêt. Officiellement portée par le Sénégal depuis le 20 juillet 2026, elle place l’ancien chef de l’État dans la course à l’une des plus hautes fonctions de la diplomatie mondiale, un poste aussi prestigieux que particulièrement avantageux sur le plan financier.
Selon des informations relayées par plusieurs médias sénégalais, le Secrétaire général de l’ONU perçoit une rémunération annuelle d’environ 418 000 dollars américains, soit près de 240 millions de FCFA par an. Cela équivaut à un salaire mensuel avoisinant 20 millions de FCFA, auquel s’ajoutent divers avantages liés à la fonction, notamment un logement officiel, des indemnités et des facilités diplomatiques.
Un salaire quatre fois supérieur à celui du président sénégalais
Cette rémunération contraste fortement avec celle du président de la République du Sénégal. D’après la déclaration de patrimoine du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, son salaire mensuel s’élève à 4,8 millions de FCFA, soit environ quatre fois moins que celui du futur patron des Nations unies.
Au-delà de l’aspect financier, le poste de Secrétaire général de l’ONU demeure avant tout une fonction hautement stratégique. Le titulaire est chargé de coordonner les activités de l’organisation, de promouvoir la paix, de conduire les efforts de médiation dans les crises internationales et de représenter les Nations unies sur les grands dossiers mondiaux.
Une compétition internationale relevée
Macky Sall devra toutefois convaincre dans une compétition particulièrement ouverte. Parmi les candidats déclarés figurent notamment l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, l’économiste costaricaine Rebeca Grynspan, ainsi que la diplomate Virginia Gamba.
Selon une étude réalisée en mars 2026 par l’économiste-statisticien Ibrahima Diouf (Dilam Group/OpineSen), l’ancien président sénégalais bénéficiait d’un indice de légitimité internationale de 7,4 sur 10. Néanmoins, sa candidature a été confrontée à des réserves sur le plan diplomatique, notamment autour du consensus africain, fragilisé par des divergences de procédure au sein de l’Union africaine.
Un processus de désignation encore loin de son terme
La désignation du prochain Secrétaire général des Nations unies obéit à une procédure rigoureuse. Après les auditions publiques des candidats, le Conseil de sécurité mène plusieurs séries de votes indicatifs afin de dégager un consensus. Les cinq membres permanents — les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni — disposent chacun d’un droit de veto susceptible d’écarter un candidat. Le nom retenu est ensuite soumis à l’Assemblée générale, qui procède à la nomination officielle.
Si sa candidature est retenue au terme de ce processus, Macky Sall succédera à António Guterres à compter du 1er janvier 2027, pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Les prochaines consultations du Conseil de sécurité s’annoncent donc déterminantes pour l’avenir de cette candidature africaine.



