Le gouvernement togolais a annoncé, lundi 18 mai 2026, la suppression du visa pour les ressortissants africains détenteurs d’un passeport national valide. La mesure a été officialisée par Calixte Batossie Madjoulba, au nom des autorités togolaises.
Avec cette décision, le Togo entend renforcer la libre circulation des citoyens africains et favoriser les échanges économiques sur le continent. Les autorités souhaitent également faire du pays une plateforme régionale d’affaires, de commerce et de coopération.
Cette réforme rapproche désormais le Togo du modèle adopté par le Bénin, qui autorise depuis 2020 l’entrée sans visa aux ressortissants africains pour des séjours pouvant aller jusqu’à 90 jours. Toutefois, la nouvelle mesure togolaise limite la durée du séjour sans visa à trente jours.
Malgré cette ouverture, les autorités togolaises précisent que les règles relatives à la sécurité nationale et aux contrôles administratifs restent en vigueur. Les voyageurs africains devront ainsi accomplir certaines formalités avant leur arrivée sur le territoire togolais.
Selon les dispositions annoncées, toute personne souhaitant voyager vers le Togo devra effectuer une déclaration préalable sur la plateforme officielle au moins vingt-quatre heures avant son entrée dans le pays. Cette procédure permettra d’obtenir un bordereau de voyage à présenter aux postes frontaliers terrestres, maritimes ou aériens.
Le gouvernement souligne que cette formalité demeure obligatoire malgré l’exemption de visa. Les services chargés du contrôle aux frontières ont d’ailleurs reçu des instructions pour l’application immédiate de cette nouvelle disposition.
À travers cette réforme, Lomé affirme son engagement en faveur des idéaux panafricains et des accords régionaux visant à faciliter la mobilité des citoyens africains. Les autorités rappellent cependant que l’État conserve le droit de refuser l’entrée sur le territoire ou de prendre des mesures administratives conformément aux lois en vigueur.
En adoptant cette politique d’ouverture, le Togo rejoint plusieurs pays africains engagés dans la facilitation de la circulation des personnes, notamment le Rwanda et la Gambie. Une dynamique continentale qui vise à renforcer l’intégration africaine et à stimuler les échanges économiques et culturels.



