L’ancien ministre et président du parti Restaurer l’Espoir, Candide Armand-Marie Azannaï, a, par le biais de son fils Aaron Azannaï, rendu publique une déclaration depuis la maison d’arrêt d’Akpro-Missérété, où il est placé en détention provisoire depuis le 19 décembre 2025.
Dans ce message, il explique avoir observé le silence depuis le début de la procédure judiciaire, affirmant avoir souhaité laisser la justice suivre son cours. Il indique toutefois avoir décidé de s’exprimer afin de partager ses préoccupations concernant ses conditions de détention.
Candide Azannaï remercie tout d’abord les nombreuses personnes qui lui ont adressé des messages de soutien à l’occasion de son 67ᵉ anniversaire, célébré le 14 juin dernier. Il exprime également sa reconnaissance aux médias qui ont assuré la couverture de son dossier.
Des préoccupations sur ses conditions de détention
Dans sa déclaration, l’ancien ministre évoque plusieurs aspects de ses conditions de détention. Il indique notamment être soumis à un régime d’isolement depuis son incarcération et précise avoir saisi les autorités compétentes à travers plusieurs courriers afin d’exposer sa situation.
Il fait également état de difficultés liées à son quotidien en détention, notamment pendant des travaux réalisés au sein de l’établissement pénitentiaire, ainsi que de préoccupations concernant son suivi médical.
Un appel au respect de ses droits
Candide Azannaï réaffirme son attachement à l’État de droit et au respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté. Il appelle à la transparence dans le traitement de son dossier et exprime le souhait que ses droits soient pleinement garantis tout au long de la procédure judiciaire.
Il renouvelle par ailleurs son engagement en faveur d’un dialogue national inclusif et d’une démarche pacifique pour la préservation des acquis démocratiques du Bénin.
Concluant son message par plusieurs références philosophiques, il se dit confiant dans le fait que la vérité et la justice prévaudront au terme de la procédure en cours.



