Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Mercredi 29 juillet 2026, à la veille de l’installation officielle de la première mandature du Sénat béninois, le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a reçu en audience Abdoulaye Bio Tchané, récemment élu à la présidence du Conseil économique et social (CES). Vingt-quatre heures plus tard, ce jeudi 30 juillet, le Sénat a effectivement été installé au Palais des Gouverneurs, consacrant une nouvelle étape dans l’évolution de l’architecture institutionnelle du Bénin.


La rencontre entre les deux personnalités s’est donc tenue à un moment particulièrement symbolique. À quelques heures de l’entrée en fonction de la nouvelle chambre du Parlement, le président de l’Assemblée nationale et le nouveau président du CES ont échangé pendant une vingtaine de minutes sur leurs nouvelles responsabilités et sur les perspectives de coopération entre leurs deux institutions.
À l’issue du tête-à-tête, les deux hommes sont apparus tout sourire devant la presse. Une image qui traduit, au-delà du caractère protocolaire de l’audience, une volonté affichée de renforcer les relations entre l’Assemblée nationale, chargée notamment du vote des lois, et le Conseil économique et social, dont les missions ont été récemment élargies.
Cette audience du mercredi 29 juillet prend aujourd’hui une dimension particulière puisqu’elle s’est déroulée à la veille d’un événement institutionnel majeur : l’installation, effective ce jeudi 30 juillet 2026, de la première mandature du Sénat béninois.
Une visite protocolaire aux allures de rendez-vous institutionnel
Pour Abdoulaye Bio Tchané, la démarche relevait d’abord des civilités républicaines. Quelques jours après son accession à la tête du Conseil économique et social, il était venu rendre une visite protocolaire au président de l’Assemblée nationale.
Mais derrière cette démarche de courtoisie se dessinait également une volonté de faire connaissance avec les nouvelles responsabilités qui incombent au CES et de poser les bases d’une coopération plus étroite avec l’Assemblée nationale.
L’élection d’Abdoulaye Bio Tchané à la présidence du CES est intervenue dans un contexte de réforme de cette institution, marquée notamment par la modification de sa loi organique et l’évolution de ses attributions. Le nouveau président du Conseil économique et social entend ainsi inscrire son mandat sous le signe du renforcement des relations avec les autres institutions de la République.
« Nous traversons un moment historique »
Prenant la parole à l’issue de la rencontre, Joseph Fifamin Djogbénou a donné une dimension particulière à cette audience.
« Nous traversons un moment historique », a déclaré le président de l’Assemblée nationale.
Pour lui, plusieurs éléments permettent de mesurer la portée de cette rencontre.
D’abord, il a adressé ses félicitations à Abdoulaye Bio Tchané pour son élection à la tête du Conseil économique et social, tout en soulignant le rôle important joué par ce dernier dans les réformes ayant conduit à la nouvelle configuration de l’institution.
Le président de l’Assemblée nationale voit ainsi dans cette arrivée à la tête du CES une continuité entre les réformes engagées et la nouvelle étape qui s’ouvre désormais pour l’institution.
Le CES et l’Assemblée nationale appelés à travailler davantage ensemble
La deuxième raison tient, selon Joseph Djogbénou, au rapprochement des missions des deux institutions.
Avec l’évolution de ses attributions, le Conseil économique et social est notamment appelé à contribuer à la diffusion et à la vulgarisation des lois et règlements de la République. Une mission qui crée naturellement des points de convergence avec l’Assemblée nationale, institution au cœur du processus législatif.
Pour Joseph Djogbénou, cette proximité fonctionnelle doit favoriser davantage de synergies. L’objectif est de permettre aux deux institutions de travailler dans leurs domaines respectifs tout en poursuivant une finalité commune : contribuer à une meilleure compréhension de l’action publique et des normes qui régissent la vie nationale.
La rencontre du 29 juillet apparaît ainsi comme un signal en faveur d’une coopération institutionnelle appelée à se renforcer.
Une audience à la veille d’un tournant historique
Le contexte dans lequel s’est déroulée la rencontre lui confère également une portée particulière.
Le tête-à-tête s’est tenu mercredi 29 juillet 2026, soit la veille de l’installation de la première mandature du Sénat. Cette installation a effectivement eu lieu ce jeudi 30 juillet au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, marquant l’entrée officielle du Bénin dans une nouvelle phase de son expérience parlementaire avec la mise en place de la seconde chambre du Parlement.
Pour Joseph Djogbénou, cette proximité dans le calendrier participait pleinement au caractère historique de l’événement.
« Et c’est pour toutes ces raisons que, pour nous, c’est un honneur et un bonheur », s’est-il réjoui.
Ainsi, alors que le Bénin s’apprêtait à accueillir officiellement son Sénat, deux responsables appelés à jouer un rôle important dans le fonctionnement institutionnel du pays se retrouvaient pour évoquer leurs responsabilités respectives et les relations entre leurs institutions.
Deux présidents d’institutions, deux responsables politiques
À cette dimension institutionnelle s’ajoute une dimension politique.
Joseph Fifamin Djogbénou et Abdoulaye Bio Tchané président également les deux formations politiques représentées à l’Assemblée nationale : l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR).
Les deux personnalités se trouvent donc au croisement de responsabilités partisanes et institutionnelles majeures. D’un côté, la présidence de l’Assemblée nationale ; de l’autre, la direction du Conseil économique et social. Une double position qui confère nécessairement à leurs échanges une portée dépassant le simple cadre protocolaire.
Dans le contexte de la mise en place du Sénat et de la nouvelle configuration institutionnelle du pays, leur capacité à maintenir un dialogue régulier pourrait également contribuer à faciliter la coordination entre les différentes composantes de l’appareil institutionnel.
Une image prise avant le basculement institutionnel
Avec le recul de quelques heures, l’audience du 29 juillet prend une résonance particulière.
La photo de Joseph Djogbénou et Abdoulaye Bio Tchané, souriants à l’issue de leur tête-à-tête au Palais des Gouverneurs, a été prise la veille de l’installation effective du Sénat béninois, intervenue ce jeudi 30 juillet 2026.
Elle restera ainsi comme l’une des images de cette séquence de transformation institutionnelle du Bénin : un président de l’Assemblée nationale accueillant le nouveau président du CES, au moment où la République s’apprêtait à franchir un nouveau seuil avec l’entrée en fonction de sa chambre haute.
Le rendez-vous du 29 juillet n’était donc pas seulement une visite de courtoisie. Il s’inscrivait dans un moment de recomposition de l’architecture institutionnelle béninoise, marqué par l’élargissement des missions de certaines institutions et, surtout, par l’installation effective du Sénat.
Vingt minutes d’échanges, à la veille d’un événement historique : à Porto-Novo, Joseph Djogbénou et Abdoulaye Bio Tchané ont donné à voir l’image d’un dialogue institutionnel qui devra désormais s’inscrire dans la durée.



