Affaire Dangnivo :   Alofa conteste les circonstances de la découverte du corps et charge le contrôleur Alédji

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj,...
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Le procès de l’affaire de la disparition de Pierre Urbain Dangnivo a connu de nouveaux développements ce vendredi 3 juillet 2026 devant le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Après les déclarations de l’ancien directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon, l’audience de l’après-midi a été marquée par de graves accusations formulées par les deux principaux accusés, Codjo Cossi Alofa et Donatien Amoussou.

À 15 h 24, Me Théodore Zinflou a attiré l’attention de la Cour sur le nombre de personnes décédées en lien avec ce dossier. « Il y a trop de décès dans cette affaire. Nous en sommes à 13 », a déclaré l’avocat, soulignant les nombreuses disparitions qui entourent cette procédure judiciaire vieille de plusieurs années.

Quelques minutes plus tard, à 15 h 30, Codjo Cossi Alofa est revenu sur les circonstances de son implication dans l’affaire. Il a affirmé que « Prince Alédji, Degbo et Firmin sont venus me chercher à la prison. Ils ont arrêté un locataire. Ils avaient déjà fait leurs choses avant de venir me chercher. »

Poursuivant sa déposition, Alofa a contesté la version retenue au cours de l’enquête concernant la découverte du corps. « Ce n’est pas moi qui leur ai montré là où le corps se trouvait. C’est eux qui me l’ont montré », a-t-il soutenu. Pour étayer ses propos, il a invité la Cour à consulter les images de presse réalisées à l’époque des faits. « Si vous regardez les vidéos filmées par la presse à l’époque, vous verrez que ce sont eux qui me montraient le lieu », a-t-il déclaré.

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À 15 h 36, son coaccusé Donatien Amoussou a, lui aussi, mis en cause le contrôleur Alédji. « C’est le contrôleur Alédji qui a dit à Alofa de m’impliquer », a-t-il affirmé devant le tribunal.

Deux minutes plus tard, Codjo Cossi Alofa a confirmé cette version en attribuant directement cette initiative au même responsable. « C’est Alédji qui m’a dit que Amoussou travaille avec eux mais qu’il n’est pas de notre côté. S’il continue, il va aller raconter », a-t-il rapporté, avant d’ajouter : « Donc c’est lui qui m’a dit de l’impliquer dans son dossier. »

Ces nouvelles déclarations viennent alimenter les débats sur les conditions dans lesquelles l’enquête initiale a été conduite. Elles interviennent dans un procès où plusieurs témoignages mettent désormais en cause la crédibilité de certaines investigations menées à l’époque, alors que la justice poursuit l’examen des faits afin de faire toute la lumière sur la disparition de Pierre Urbain Dangnivo.

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.