Le procès relatif à la disparition de Pierre Urbain Dangnivo s’est poursuivi ce mercredi 8 juillet 2026 devant le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Comme annoncé lors du renvoi de l’audience du 3 juillet, la Cour a repris l’examen du dossier, une étape consacrée notamment à la lecture des pièces et à la poursuite des débats.
À 10 h 33, le président de la Cour a ouvert l’audience et appelé à la barre Grégoire Dangnivo, frère de l’ancien cadre du ministère des Finances disparu en août 2010.
Face aux juges, le témoin s’est montré catégorique sur sa conviction. « Je confirme que mon frère a été victime d’un assassinat et que cet assassinat a été planifié », a-t-il déclaré devant la Cour, réaffirmant ainsi la position défendue depuis plusieurs années par la famille.
Poursuivant son intervention, Grégoire Dangnivo a lancé un appel à ceux qu’il estime responsables de la disparition de son frère. « Que ceux qui ont commis ce crime prennent leurs responsabilités et avouent publiquement que c’est eux-mêmes qui ont commis le crime », a-t-il déclaré.
Le témoin est également revenu sur certaines déclarations évoquant un recours à des pratiques occultes. À ce sujet, il a affirmé : « Pierre ne peut pas avoir un bokonon (féticheur) sans que je ne le connaisse. Son bokonon, c’est mon bokonon, mon bokonon, c’est son bokonon », une déclaration destinée, selon lui, à contester certaines hypothèses évoquées dans le dossier.
Ces nouvelles déclarations interviennent dans une procédure judiciaire particulièrement suivie par l’opinion publique béninoise. Plus de seize ans après la disparition de Pierre Urbain Dangnivo, les débats se poursuivent dans l’espoir d’établir les circonstances exactes de cette affaire qui demeure l’une des plus emblématiques de la justice béninoise.



