Le Ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) a ouvert, ce mardi 9 juin 2026 à Porto-Novo, les travaux de la première session ordinaire de sa Commission administrative paritaire (CAP) siégeant en matière disciplinaire au titre du deuxième trimestre de l’année. Huit instituteurs sont appelés à comparaître pour répondre de manquements jugés graves à leurs obligations professionnelles.
Réunie jusqu’au vendredi 12 juin prochain, cette session examinera des dossiers portant sur diverses fautes disciplinaires prévues par les textes régissant la fonction publique béninoise et le Code d’éthique et des valeurs de l’administration publique.
Parmi les agents concernés, cinq enseignants sont poursuivis pour « absence irrégulière au poste ». Deux d’entre eux exercent dans la commune de Grand-Popo, tandis que les trois autres sont en fonction respectivement à Parakou, Sèmè-Podji et Cotonou.
Deux autres fonctionnaires enseignants, en service à Cotonou et à Parakou, devront s’expliquer sur des faits de « violation des prescriptions régulièrement portées à leur connaissance », des manquements susceptibles d’entraîner de lourdes sanctions administratives.
Le huitième dossier concerne un instituteur en poste à Cotonou, poursuivi pour « défaillance et incompétence notoire dans l’exercice de ses fonctions ». Des griefs qui interrogent sur la qualité de l’encadrement pédagogique offert aux apprenants.
Les huit agents mis en cause appartiennent à différentes catégories de la hiérarchie administrative, avec des grades allant de C1-3 à A3-5. Conformément aux dispositions en vigueur, chacun d’eux bénéficie du droit à la défense et peut se faire assister par une personne de son choix lors des auditions.
À l’issue des travaux, la Commission administrative paritaire formulera des propositions de sanctions à l’attention du ministre des Enseignements maternel et primaire, seul habilité à statuer définitivement sur ces dossiers. Selon la gravité des faits retenus, les sanctions encourues peuvent aller du simple avertissement à la radiation de la fonction publique.
Présidés par Thomas Simbossa Tchao, secrétaire général du Memp et président de la CAP/Memp, ces travaux traduisent la volonté des autorités éducatives de promouvoir le respect des obligations professionnelles et de renforcer la culture de responsabilité au sein du personnel enseignant.
Cette session disciplinaire intervient dans un contexte où l’amélioration de la qualité de l’enseignement passe également par une plus grande exigence en matière d’éthique, de discipline et de performance dans l’exercice des missions éducatives.



