Alors que la course à la succession d’António Guterres s’intensifie, un nouvel acteur pourrait rebattre les cartes. D’après des informations du New York Post, le président américain Donald Trump pousserait en coulisses la candidature de Gianni Infantino, actuel président de la FIFA, au poste de secrétaire général des Nations Unies. Une hypothèse qui, si elle venait à se concrétiser, introduirait un visage inattendu dans une compétition déjà engagée.
Premier contributeur financier de l’ONU et membre permanent du Conseil de sécurité, les États-Unis disposent d’un poids déterminant dans le processus de désignation du futur secrétaire général. Sans pouvoir imposer seuls un candidat, leur soutien peut toutefois influencer les discussions diplomatiques qui précèdent la recommandation officielle du Conseil de sécurité.
Selon le quotidien new-yorkais, Donald Trump estime que le dirigeant italo-suisse de la FIFA est « respecté dans le monde entier » et possède « une capacité particulière à rassembler les gens ». Des qualités qu’il juge compatibles avec les exigences de la fonction de chef de l’ONU, dans un contexte international marqué par de multiples crises.
Toujours selon le New York Post, cette initiative serait également motivée par le manque d’enthousiasme de l’entourage du président américain pour les candidatures déjà déclarées. Un proche connaissant les rouages des Nations Unies, cité sous couvert d’anonymat, estime que les candidats actuellement en lice – parmi lesquels figure l’ancien président sénégalais Macky Sall – ne présentent pas un profil suffisamment convaincant. Cette appréciation aurait conforté Donald Trump dans l’idée qu’une candidature de Gianni Infantino pourrait trouver un écho favorable auprès de plusieurs États membres.
À ce stade, rien n’indique toutefois que Gianni Infantino soit lui-même candidat ou qu’il ait accepté une telle perspective. En outre, son éventuelle accession au poste de secrétaire général dépendrait d’un processus particulièrement exigeant : il lui faudrait obtenir le soutien du Conseil de sécurité, sans faire l’objet d’un veto de l’un de ses cinq membres permanents, avant une validation par l’Assemblée générale des Nations Unies.



