Le commissariat de l’arrondissement de Togba a démantelé un réseau présumé de braqueurs qui sévissait depuis plusieurs semaines dans la localité. Quatre suspects, dont une femme, ont été interpellés le lundi 10 août 2026 à Dodja. Plusieurs objets présentés comme provenant de vols, ainsi que des substances psychotropes, ont été saisis lors de l’opération.
Coup de filet des forces de sécurité à Togba. Sur la base de renseignements jugés fiables, les éléments du commissariat de l’arrondissement se sont rendus, lundi 10 août 2026, dans le quartier de Dodja, où ils ont procédé à l’interpellation de quatre personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau spécialisé dans les vols et braquages.
L’opération, menée aux environs de 11 heures, ciblait notamment trois individus déjà connus des services de police pour des faits présumés de vols à main armée et de cambriolages. Les policiers sont parvenus à mettre la main sur les suspects sans incident majeur.
Au cours de l’intervention, le principal suspect aurait tenté de se débarrasser d’un sac contenant du chanvre indien et des comprimés de Tramadol. Cette découverte a conduit les enquêteurs à élargir les investigations aux faits présumés liés à la commercialisation et à la consommation de produits psychotropes.
Des braquages organisés selon un mode opératoire bien rodé
Les premiers éléments recueillis au cours de l’enquête font état d’un mode opératoire particulièrement organisé.
Selon les informations communiquées dans le cadre de l’opération, les suspects auraient principalement ciblé des usagers de motocyclettes pendant la nuit. Ils circulaient à trois sur une même moto, tandis que le conducteur portait une tenue de conducteur de taxi-moto, communément appelé « zemidjan ». Un procédé qui leur aurait permis de se fondre dans la circulation et de réduire la méfiance de leurs potentielles victimes.
Une fois leur cible repérée, les présumés braqueurs auraient utilisé des machettes pour contraindre les conducteurs à leur remettre leurs motocyclettes.
Le réseau aurait également développé une autre technique : le cambriolage de domiciles. Les enquêteurs soupçonnent les mis en cause d’avoir utilisé des clés passe-partout pour pénétrer discrètement dans des chambres préalablement repérées et emporter différents biens, sans attirer l’attention des occupants.
Une importante quantité de biens retrouvée
La perquisition effectuée au domicile des suspects a permis aux forces de l’ordre de découvrir plusieurs objets susceptibles de provenir de vols.
Parmi les biens saisis figurent notamment une clé passe-partout, un coupe-coupe, plusieurs divans importés, des vêtements et des draps, des bouteilles de gaz domestique, des tables importées ainsi que des plats neufs en porcelaine.
Les policiers ont également découvert la tenue de zemidjan qui aurait été utilisée lors de certaines opérations nocturnes. Plusieurs pièces d’identité appartenant à différentes personnes ont par ailleurs été retrouvées sur les lieux.
Ces découvertes pourraient permettre aux enquêteurs de remonter la piste d’autres victimes et de déterminer l’étendue exacte des activités attribuées au réseau.
Une victime reconnaît ses biens
Dans le cadre des investigations, l’une des victimes présumées a été contactée par téléphone. Elle aurait formellement reconnu avoir été victime d’un braquage et identifié plusieurs biens lui appartenant parmi les objets retrouvés au domicile des suspects.
Cette identification vient conforter les soupçons des enquêteurs et pourrait contribuer à établir un lien entre les personnes interpellées et certains faits de braquage ou de cambriolage signalés dans la zone.
Les quatre suspects ont été placés en garde à vue. Ils sont notamment poursuivis, à ce stade de la procédure, pour des faits présumés de vol aggravé, association de malfaiteurs, commercialisation et consommation de produits psychotropes. Ils devront répondre des faits qui leur sont reprochés devant les juridictions compétentes, conformément aux suites que donnera la procédure.
Le commissariat appelle les éventuelles victimes à se manifester
À la suite de cette opération, le commissaire major Sèdé invite toute personne qui aurait été victime d’un braquage, d’un cambriolage ou d’un vol et qui reconnaîtrait certains biens parmi les objets saisis à se rapprocher du commissariat de l’arrondissement de Togba.
Cette démarche pourrait permettre aux enquêteurs d’identifier d’autres victimes, de rapprocher les suspects de faits encore non élucidés et de mieux cerner l’ampleur du réseau présumé.
L’opération du 10 août constitue ainsi un nouveau coup porté à la criminalité dans l’arrondissement de Togba, alors que les investigations se poursuivent pour déterminer l’implication exacte de chacun des quatre mis en cause et établir l’ensemble des faits qui pourraient leur être reprochés.



