Une vive tension a marqué une cérémonie de prière organisée en faveur du président de la République, Romuald Wadagni, ce samedi 27 juin 2026 à Lokossa Au centre de l’incident : l’acteur politique Bertin Koovi, accusé par plusieurs témoins d’avoir retiré et déchiré des affiches à l’effigie du chef de l’État installées par les organisateurs.
Selon les témoignages recueillis, Bertin Koovi aurait estimé que le président de la République n’était pas favorable à ce type d’initiative et qu’il convenait, par conséquent, de retirer toute image susceptible d’être assimilée à une forme de culte de la personnalité.
L’incident a rapidement nécessité l’intervention des éléments de la Police républicaine présents pour assurer la sécurité de l’événement. D’après plusieurs sources, Bertin Koovi a été conduit dans un commissariat où il est resté pendant un court moment avant d’être remis en liberté.
Bertin Koovi dément toute interpellation
Contacté par Bip Radio, Bertin Koovi livre une version sensiblement différente des faits. Il affirme n’avoir jamais été interpellé par les forces de l’ordre.
Selon lui, il avait donné son accord pour la tenue de cette cérémonie à une condition : que l’image du président Romuald Wadagni ne soit pas utilisée, afin d’éviter toute interprétation relevant d’un culte de la personnalité.
L’acteur politique explique avoir constaté la présence d’affiches malgré cet engagement. Il reconnaît avoir demandé leur retrait, une décision qui aurait provoqué la colère de certains participants.
«« J’ai appelé les policiers qui étaient de garde pour sécuriser l’événement afin que, s’il y avait des affiches à l’extérieur, elles soient retirées. J’ai exigé de faire ma déposition. Je n’ai pas été interpellé », a-t-il déclaré à Bip Radio.»
Les circonstances exactes de cet incident restent sujettes à des versions divergentes. D’un côté, plusieurs témoins évoquent une brève garde à vue suivie d’une libération. De l’autre, Bertin Koovi assure avoir simplement sollicité l’intervention des policiers et déposé volontairement sa version des faits, sans avoir fait l’objet d’une interpellation.



