Prestation de serment à l’INMeS : Gérard Gbenonchi invite les nouveaux soignants à faire de l’humanisme leur première signature professionnelle

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj,...
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L’émotion, la fierté et le sens du devoir étaient au rendez-vous à l’Institut National Médico-Sanitaire (INMeS) à l’occasion de la prestation de serment de la 14ᵉ promotion des Sciences infirmières et obstétricales ainsi que de la toute première Promotion Passerelle. Une cérémonie solennelle marquant l’entrée officielle de nouveaux professionnels dans le monde de la santé.

Parrain de cette double promotion, l’Honorable Gérard Gbenonchi, député à l’Assemblée nationale, a livré une adresse empreinte de responsabilité et de conviction devant les autorités académiques, les enseignants, les parents et les récipiendaires.

Au cœur de son intervention, un message fort : faire de l’humanisme la première identité professionnelle de chaque soignant. Pour le parlementaire, les compétences techniques, aussi indispensables soient-elles, ne sauraient suffire sans les valeurs de compassion, d’écoute et de respect de la dignité humaine.

« Malgré les avancées de la technologie et de l’intelligence artificielle, rien ne remplacera jamais la chaleur d’une présence, la qualité d’une écoute et l’humanité d’un geste de soin », a-t-il rappelé, invitant les nouveaux diplômés à exercer leur métier avec humilité, éthique et dévouement.

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S’adressant particulièrement aux récipiendaires de la première Promotion Passerelle, il a salué leur détermination et leur volonté de poursuivre leur perfectionnement professionnel. Selon lui, leur parcours illustre l’importance de la formation continue dans un secteur en constante évolution. Il leur a également assuré de sa disponibilité à les accompagner dans leur carrière et leurs ambitions professionnelles.

À travers cette intervention, le Président de la Commission des Finances et des Échanges de l’Assemblée nationale a renouvelé son engagement en faveur de la promotion de l’excellence, de la formation de qualité et de la valorisation du capital humain, qu’il considère comme un levier essentiel du développement national.

Cette cérémonie de prestation de serment, qui consacre plusieurs années d’études et d’efforts, ouvre désormais une nouvelle étape pour ces infirmiers et sages-femmes. Investis d’une mission au service de la vie, ils sont appelés à exercer leur profession avec compétence, intégrité, humilité et, surtout, avec une profonde humanité. L’INMeS est l’un des principaux établissements de formation des infirmiers et sages-femmes au Bénin, proposant notamment des cursus en sciences infirmières, sciences obstétricales et des formations passerelles destinées aux professionnels en activité.

Lire l’intégralité de son intervention

DISCOURS DU PARRAIN

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Monsieur le Pr Marcel ZANNOU, président du conseil national de la médecine hospitalière, représentant le ministre de la santé ;

Messieur le  représentant du recteur de l’UAC ;

Monsieur le président général du jury ;

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Messieurs les membres du corps professoral ;

Madame La Directrice de l’Inmes le Pr Odoulami ;

Monsieur le Directeur adjoint
Madame la Directrice adjointe ;

Mesdames et messieurs les parrains de promotion ;

Chers parents et familles ;

Honorables invités ;

Chers récipiendaires de la 14ᵉ Promotion des Sciences Infirmières et Obstétricales et de la toute première Promotion Passerelle ;

Mesdames et Messieurs ;

C’est avec une profonde émotion, une immense fierté et un très grand sens de la responsabilité que je prends la parole devant vous en ma qualité de Parrain de cette double promotion.

Cette cérémonie dépasse largement le cadre d’une simple remise de diplômes ou d’une prestation de serment. Elle constitue un passage initiatique. Elle marque l’entrée officielle dans une profession où la compétence scientifique se conjugue avec la grandeur morale, où la technicité n’a de valeur que lorsqu’elle est éclairée par l’humanisme.

Aujourd’hui, vous changez de statut. Hier encore étudiants, vous devenez désormais des professionnels investis d’une mission dont dépend souvent ce que l’être humain possède de plus précieux : la vie.

Le philosophe Albert Schweitzer, médecin, écrivain et Prix Nobel de la paix, disait :

« L’exemple n’est pas le meilleur moyen d’influencer les autres ; c’est le seul. »

Cette pensée prend tout son sens dans votre futur métier. Dans un service hospitalier, les patients écouteront certainement vos paroles, mais ils croiront surtout à votre comportement. Ils observeront votre ponctualité, votre patience, votre compassion, votre discrétion et votre intégrité. Vous serez des modèles bien avant d’être des techniciens.

À vous, membres de la 14ᵉ Promotion des Sciences Infirmières et Obstétricales,

Vous êtes les héritiers d’une tradition d’excellence construite depuis quatorze promotions. Vous portez désormais l’image de votre Institut partout où vous exercerez. Votre compétence honorera votre école ; votre conduite en fera la réputation.

À vous, membres de la toute première Promotion Passerelle,

Vous êtes des pionniers. Vous inaugurez une voie nouvelle qui démontre qu’il n’existe aucun âge pour apprendre, aucun plafond pour progresser et aucune limite au perfectionnement professionnel.

Vous nous enseignez une vérité fondamentale : l’expérience pratique trouve toute sa puissance lorsqu’elle est enrichie par le savoir scientifique. Vous êtes la preuve vivante que la formation continue est l’une des clés de la qualité des soins.

À notre époque, les soins infirmiers et obstétricaux connaissent une évolution technologique sans précédent.

L’intelligence artificielle, les dossiers médicaux électroniques, la télémédecine, les protocoles fondés sur les preuves scientifiques, les équipements biomédicaux modernes transforment progressivement les pratiques professionnelles.

Mais permettez-moi d’insister sur une vérité essentielle :

La technologie peut assister le soignant ; elle ne remplacera jamais la chaleur d’une main qui rassure, la douceur d’un regard qui apaise ou la qualité d’une écoute qui redonne l’espérance.

La médecine soigne souvent une maladie.

L’infirmier et la sage-femme prennent soin d’une personne.

Et c’est toute la différence.

Le philosophe Emmanuel Levinas écrivait :

« Le visage de l’autre m’appelle à la responsabilité. »

Chaque fois que vous serez devant un patient, souvenez-vous que vous n’aurez pas devant vous un simple numéro de lit, un dossier clinique ou un cas médical. Vous aurez devant vous une personne, une histoire, une famille, des rêves, des inquiétudes et une dignité qui méritent le plus grand respect.

Permettez-moi de partager avec vous deux courtes anecdotes.

La première est rapportée dans de nombreuses écoles de médecine.

Une vieille dame hospitalisée remercia un jour une jeune infirmière en lui disant :

« Je ne me souviens plus des médicaments que vous m’avez administrés, mais je me souviendrai toute ma vie de votre sourire lorsque je croyais que personne ne s’intéressait à moi. »

Cette anecdote rappelle que la compétence soigne le corps, mais que l’humanité soigne aussi le cœur.

La seconde concerne le célèbre chirurgien américain William Mayo, cofondateur de la Mayo Clinic. Interrogé sur le secret de la qualité des soins dans son établissement, il répondit que le meilleur intérêt du patient devait toujours être la seule priorité. Cette philosophie est devenue l’un des fondements de l’une des institutions hospitalières les plus réputées au monde.

Que cette exigence soit également votre boussole.

Chers filleuls,

Vous connaîtrez des gardes éprouvantes, des nuits sans sommeil, des urgences inattendues, des contraintes matérielles, parfois des découragements.

Vous connaîtrez aussi les joies silencieuses qu’aucune autre profession ne peut offrir : voir un enfant venir au monde, accompagner un malade vers la guérison, rassurer une famille angoissée ou simplement rendre sa dignité à une personne vulnérable.

N’oubliez jamais que chaque patient pourrait être votre père, votre mère, votre épouse, votre enfant ou votre frère.

Traitez-le toujours avec le respect et l’attention que vous souhaiteriez recevoir vous-mêmes.

En ma qualité de Parrain, je prends aujourd’hui un engagement public devant cette auguste assemblée.

Je demeurerai disponible pour vous conseiller, vous accompagner, vous orienter et, autant que possible, contribuer à votre épanouissement professionnel et humain.

Le parrainage ne s’arrête pas à cette cérémonie ; il commence aujourd’hui.

Enfin, j’exprime ma profonde reconnaissance aux parents qui ont consenti tant de sacrifices, au Directeur de l’Institut, aux enseignants, aux encadreurs de stages ainsi qu’à l’ensemble du personnel administratif pour la qualité de la formation dispensée.

Chers récipiendaires,

Partez avec compétence, mais aussi avec humilité.

Partez avec confiance, mais aussi avec prudence.

Partez avec ambition, mais surtout avec conscience.

Car une carrière réussie ne se mesure pas seulement au nombre d’années de service ou aux titres obtenus.

Elle se mesure au nombre de vies que l’on a soulagées, au nombre de souffrances que l’on a apaisées et au nombre de personnes qui pourront dire un jour :

« Grâce à ce soignant, j’ai retrouvé l’espérance. »

Que Dieu Tout-Puissant bénisse chacune de vos carrières, protège vos familles et fasse de vous des artisans de santé, de paix et d’espérance au service du Bénin et de l’humanité.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.