Figure connue du mouvement panafricaniste au Mali et fervent défenseur des autorités de transition depuis l’arrivée au pouvoir du colonel Assimi Goïta, Adama Ben Diarra, surnommé « Ben le cerveau », fait désormais face à une nouvelle condamnation judiciaire.
Le leader du mouvement Yéréwolo Debout sur les Remparts a été condamné, ce lundi 3 août 2026, à cinq ans de prison dont un an avec sursis par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako. Cette nouvelle peine intervient dans une affaire portant sur des faits qualifiés de « menaces et injures par le biais d’un système d’information ».
La décision de la juridiction malienne vient alourdir le parcours judiciaire de celui qui était encore récemment considéré comme l’un des soutiens les plus actifs du régime militaire en place. En 2023 déjà, Adama Ben Diarra avait écopé d’une peine de deux ans d’emprisonnement dont un an avec sursis pour « atteinte à la sûreté de l’État ».
Du soutien au pouvoir à la prison
Adama Ben Diarra s’était particulièrement illustré par ses prises de position en faveur de la transition militaire dirigée par le colonel Assimi Goïta. À travers Yéréwolo Debout sur les Remparts, il avait porté un discours favorable à la souveraineté nationale et au rapprochement du Mali avec de nouveaux partenaires internationaux.
Proche de l’activiste panafricaniste Kemi Seba, il s’était imposé comme une voix influente dans les débats politiques et géopolitiques au Mali et dans la sous-région.
Mais son positionnement critique sur certaines questions et ses déclarations publiques lui ont valu plusieurs poursuites judiciaires ces dernières années.
Cette nouvelle condamnation marque un tournant dans la trajectoire d’un homme qui, après avoir été un allié visible des autorités de transition, est désormais détenu dans les prisons maliennes.



