Présidence du Sénat : pourquoi ce profil s’impose parmi les grands favoris

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj,...
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À quelques semaines de l’installation officielle du Sénat béninois, prévue le 30 juillet 2026, les regards se tournent déjà vers la personnalité qui pourrait prendre les rênes de cette nouvelle institution. Si aucune candidature n’a encore été officiellement annoncée, un nom revient avec insistance dans les analyses et les discussions : celui de Mme Élisabeth Kayissan Pognon, figure emblématique de la magistrature béninoise et pionnière de plusieurs grandes institutions de la République.

Créé à la faveur de la révision constitutionnelle de novembre 2025, le Sénat constituera désormais, aux côtés de l’Assemblée nationale, la seconde chambre du Parlement béninois. Son installation marquera une étape majeure dans l’évolution institutionnelle du pays et sera suivie de l’élection de son tout premier président.

Dans cette perspective, Élisabeth Kayissan Pognon apparaît, pour de nombreux observateurs, comme l’une des personnalités les mieux armées pour conduire les premiers pas de cette institution.

Son parcours exceptionnel parle en effet pour elle. En novembre 1965, à seulement 28 ans, elle entre dans la magistrature et devient la toute première femme magistrate du Dahomey, aujourd’hui République du Bénin. Une première historique qui ouvre la voie à une carrière jalonnée de distinctions et de responsabilités de premier plan.

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Neuf ans plus tard, en 1974, elle inscrit une nouvelle fois son nom dans l’histoire en devenant la première femme à siéger à la Cour suprême. Cette ascension témoigne déjà de la reconnaissance de ses compétences juridiques et de son autorité dans le paysage judiciaire béninois.

Avec le Renouveau démocratique, son expérience est de nouveau sollicitée. En 1993, elle est désignée membre de la première Cour constitutionnelle du Bénin. Le 5 juillet de cette même année, ses pairs la portent à la présidence de la haute juridiction, faisant d’elle la première femme à occuper cette fonction. Durant son mandat, de 1993 à 1998, elle participe activement à l’enracinement de la justice constitutionnelle et au renforcement de l’État de droit dans un contexte de consolidation démocratique.

Son expertise dépassera ensuite les frontières nationales. Entre 1998 et 2001, elle siège au Comité international de bioéthique de l’UNESCO, avant d’être appelée, en 2007, au sein du Groupe des Sages de l’Union africaine, une instance consultative chargée d’accompagner l’organisation continentale dans la prévention et la résolution des conflits.

En 2016, elle apporte également son expérience à la Commission nationale technique chargée des réformes politiques et institutionnelles, participant ainsi à la réflexion sur l’évolution du système institutionnel béninois.

Aujourd’hui membre de droit du Sénat en sa qualité d’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, Élisabeth Kayissan Pognon figure parmi les personnalités appelées à siéger d’office dans la nouvelle chambre parlementaire. Elle est par ailleurs la seule femme de ce collège de membres de droit, une singularité qui renforce encore davantage le symbole que représenterait son éventuelle accession au perchoir.

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Pour nombre d’analystes, son expérience institutionnelle, sa connaissance approfondie du droit, sa stature morale ainsi que son rôle historique dans la construction des institutions républicaines constituent des atouts majeurs pour présider une institution appelée à écrire les premières pages de son histoire.

Si les sénateurs décidaient finalement de lui confier cette responsabilité après leur installation du 30 juillet, Élisabeth Kayissan Pognon ajouterait un nouveau chapitre à une carrière déjà exceptionnelle. Après avoir été la première femme magistrate du Dahomey, la première femme à siéger à la Cour suprême et la première présidente de la Cour constitutionnelle du Bénin, elle deviendrait également la première personnalité à présider le Sénat béninois et la première femme à prendre la tête de la Chambre haute du Parlement.

Une éventuelle élection qui revêtirait une forte portée institutionnelle et symbolique, en consacrant une personnalité dont le parcours épouse, depuis plus de six décennies, les grandes étapes de l’histoire judiciaire et constitutionnelle du Bénin.

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Claude Dieudonné ADJIKPA est une figure emblématique de la presse écrite béninoise. Journaliste chevronné et promoteur du journal Palabre au Quotidien et du site d’information palabreauquotidien.bj, il s’impose comme une voix respectée dans le paysage médiatique national. Doté d’une passion inébranlable pour le journalisme, il fait ses premiers pas au journal Le Béninois, puis Le Béninois Libéré, où il se distingue rapidement par la rigueur de ses analyses et la pertinence de ses contributions aux débats sociopolitiques. Son parcours, marqué par le sérieux et la constance, lui vaut l’estime de ses pairs et du grand public. Visionnaire, Claude Dieudonné ADJIKPA fonde Palabre au Quotidien avec l’ambition claire de rapprocher l’actualité des citoyens. À travers ses publications variées, allant de la politique aux faits de société en passant par le sport, il contribue à éclairer l’opinion publique tout en défendant les valeurs fondamentales de la liberté de la presse. Reconnu pour son intégrité, son professionnalisme et son engagement indéfectible envers l'information juste et accessible, il s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers du journalisme béninois contemporain.